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LI\RE II.
Janv. 1800.
Institution desreceveurs parti-culiers d’arron-dissement.
vcurs généraux, et à les escompter à un intérêt qui n’étaitpas trop usuraire. La difficulté pour l’établissement de cesystème des obligations, consistait toujours dans la quantitédes papiers circulants, difficile à fixer, surtout par rapportà chaque recette générale. Un receveur qui devait percevoir20 millions, par exemple, ne pouvait souscrire des obligationspour celte somme, s’il devait lui arriver pour 6 ou 8 millionsde valeurs mortes, en bons d’arrérage, en bons de réquisi-tion etc. Le ministre s’appliquait à retirer ces papiers, à éva-luer ce qui pouvait en arriver dans chaque recette générale,et à faire souscrire des obligations aux receveurs généraux,pour la somme de numéraire qu’il supposait devoir entrerdans leur caisse.
On créa, dans celte môme session, une nouvelle espèce decomptables, destinés à accroître l’exactitude dans le versementdes fonds du trésor : ce furent les receveurs d’arrondissement.Jusque-là il n’y avait d’autre intermédiaire, entre les percep-teurs placés près des contribuables, et le receveur généralplacé au chef-lieu, que des préposés aux recettes, agents dureceveur général, dépendants de lui, ne disant la vérité qu’àlui. C’était cependant l’un des points de passage, où l’on pou-vait le mieux observer, et constater l’entrée des produits dansles caisses publiques. Ce point était malheureusement négligé.On créa des receveurs particuliers dans chaque arrondisse-ment, dépendants de l’Etat, lui devant le compte de ce qu’ilsrecevaient et de ce qu’ils versaient au receveur général, té-moins informés et désintéressés du mouvement des fonds, carce n’est pas eux qui faisaient le bénéfice de la stagnation desdeniers publics, dans les caisses des comptables. On avaitpar cette création l’avantage d’être instruit plus exactementde l’état des recettes, et de toucher de nouveaux cautionne-ments en numéraire, ce qui serait indifférent aujourd’hui, cequi ne l’était pas alors ; on avait enfin l’avantage de trouverun nouvel emploi de la circonscription par arrondissement,