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[Vol. 1.]
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•ADMINISTRATION INTERIEURE. 119

rendu un service*» l’armée autrichienne à Novi, cela est pos-sible ; mais vantez-vous donc, ministres du roi de la Grande-Bretagne, d’avoir sauvé une armée autrichienne , en faisantégorger une armée anglaise ! —

Gcs attaques si virulentes n’empéchèrent pas M. Pilt d’ob-tenir d’immenses ressources financières, onze cent millionsenviron, (presque le double du budget de la France à cetteépoque); l’autorisation de donner des subsides à l’Autricheet aux États de l’Allemagne méridionale ; d’importantes ad-ditions à 1 Hncome-tax , qui déjà produisait 180 millions paran; une nouvelle suspension de Yhabeas corpus , et enfin lagrande mesure île l’union de l’Irlande. Mais les esprits, enAngleterre, étaient profondément émus de tant de raison et(l’éloquence. Les hommes raisonnables dans toute l’Europe,étaient frappés aussi des torts qu’on se donnait envers laFrance, et bientôt, la victoire se joignant à la justice, M. Piltdevait expier par de cruelles humiliations la jactance de sapolitique envers le Premier Consul. Cependant M. Pitt étaiten mesure de fournir à la coalition les moyens d’une nouvellecampagne; campagne, il est vrai, la dernière, à cause del’épuisement des parties belligérantes, mais la plus acharnée,par cela mémo qu’elle devait être la dernière.

Dans cette grave conjoncture, le Premier Consul vouluttirer de la cour de Prusse toute Futilité qu’on en pouvait at-tendre dans le moment. Cette cour n’aurait pu, en présenced’adversaires si puissants, ramener la paix qu’en la leur im-posant au moyen d’une médiation armée; rôle non pas impos-sible pour elle, mais tout à fait hors des vues du jeune roi,qui s’appliquait à refaire son trésor et son armée, tandis quetout le monde s’épuisait autour de lui. Déjà ce prince avaitsondé les puissances belligérantes, et les avait trouvées siloin de compte, qu’il avait renoncé à s’interposer entre elles.D’ailleurs, le cabinet prussien avait lui-même ses vues in-téressées. 11 voulait bien que la France épuisât l’Autriche, et

Janv. 1800.

Malgré les ef-forts de l’oppo-sition, M. Pittobtient tous lesmovens de con-tinuer la guerre.

l,e Premier Con-sul, avant de ru •prendre leshostilités, veuttirer de la Prussetout ce qu’on enpeut obtenirdans le moment.