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[Vol. 1.]
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ADMINISTRATION INTERIEURE.

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« naissance à Monlfaucon, par tous les chefs et officiers de la Janv. isoo.

« rive gauche de la Loire. La rive droite va sans doute suivre« cet exemple, et l’olivier de la paix remplacera sur les deux« bords de la Loire les tristes cyprès que la guerre eût fait« croître. Je charge MM. de Baurollier, Duboucher et Renou,

« de vous porter cette heureuse nouvelle. Je les recommande« à la bienfaisance du gouvernement, et à la vôtre. Inscrits«faussement sur la liste fatale de 1793, ils se sont vus dé-« pouiller do leurs biens. Ils ont fait ce sacrifice à la nécessité« dos circonstances, et n’en ont pas moins désiré la paix. Cetle«paix est votre ouvrage; maintenez-la, général, par laju-« stice et la bienfaisance. Yotre gloire et votre bonheur y sont«attachés. Je ferai, pour remplir vos vues salutaires, tout ce«qui dépendra de moi: la sagesse le commande, l’humanité« le veut,.. Mon cœur est tout entier au pays que j’habite,

« et sa félicité est le premier de mes vœux.

« Berxier.»

Cet exemple produisit son effet. Deux jours après, les in- r a rive droite

, i,.,. , , . i déposé aussi les

surges do la m e droite, commandes par un vieux et brave armes,gentilhomme, M. de Chàtillon, et dégoûtés comme lui de ser-vir les vues de l’Angleterre plutôt que la cause du royalisme,se rendirent: toute l’ancienne Vendée se trouva ainsi pacifiée.

La joie fut extrême, soit dans les campagnes où régnait leroyalisme, soit dans les villes où régnait au contraire l’espritde la Révolution. En plusieurs villes, telles que Nantes etAngers, les chefs royalistes, portant la cocarde tricolore, fu-rent reçus en triomphe, et fétés comme des frères. De toutesparts on commença à rendre les armes, et ;i se soumettre debonne foi, sous l’influence d’une opinion qui peu à peu deve-nait générale, c’est que la guerre, sans ramener les Bourbons,n’aboutirait qu’à l’effusion du sang, au ravage du pays ; et quela soumission, au contraire, procurerait repos, sécurité, réta-blissement de la religion, chose de toutes la plus désirée.