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[Vol. 1.]
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LIVRE U.

•lanv. 1800 . Cependant la pacification rencontrait plus d’obstacles en' u t gnerre I1 eii le Bretagne et en Normandie. La guerre de ces côtés était plusBretagne. r é cen te, comme nous venons de le dire, et avait moins épuiséles courages; d’ailleurs elle y procurait de honteux bénéfices,tandis qu’en Vendée elle ne rapportait que des souffrances.C était dans le centre de la Bretagne, et vers la Normandie,que s’étaient réfugiés tous les chouans, c’est-à-dire les hom-mes que l’insurrection avait habitués au brigandage, et quine savaient plus s’en passer. Ils faisaient beaucoup plus laguerre aux caisses des comptables, aux diligences, aux acqué-reurs de biens nationaux, qu’à la République. Ils étaient enrapport avec une troupe de mauvais sujets établis à Paris,et recevaient d’eux les avis qui les guidaient dans leurs expé-ditions. Enfin, dans le Morbihan, où était le siège de l’insur-rection la plus tenace, Georges, le seul implacable des chefsvendéens, recevait des Anglais l’argent, les ressources maté-rielles, qui pouvaient seconder sa résistance : aussi était-il fortpeu disposé à se soumettre.

Quelques cum- Mais les préparatifs étaient faits pour écraser ceux desen Bretagne chefs royalistes qui ne voudraient pas se rendre. Le 21 jan-vier (1 er pluviôse), le général Chabot, rompant la suspensiond’armes, marcha sur les bandes du centre de la Bretagne,commandées par MM. de Bourmont et de La Prévalaye. Prèsla commune de Mélay, il joignit M. de Bourmont qui, à la tètede mille chouans, se défendit avec vigueur, mais fut cependantobligé de céder aux républicains, habitués à vaincre d’autressoldats que des paysans. Lui-même, après avoir couru leplus grand danger, ne parvint qu’avec beaucoup de peine àSoumission se sauver. Obligé bientôt de reconnaître quil ne pouvait plus

de M. lie lionr- . °

mont. rien pour sa cause, il rendit les armes le 24 janvier (4 plu-viôse).

Le général Chabot marcha ensuite sur Rennes, pour se por-ter de là vers le fond de la Bretagne, où le général Bruneconcentrait de grandes forces. Le 25 janvier (5 pluviôse),