ADMINISTRATION INTERIEURE.
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plusieurs colonnes parties de Vannes, d’Auray, d’Elven, sous Janv. isoo.les généraux Ilarty et Gency, rencontrèrent à Grandchamples bandes de Georges. Les deux généraux républicainsavaient acheminé sur Vannes des convois de grains et de be-stiaux, qu’ils avaient enlevés dans les campagnes insurgées.
Les chouans ayant voulu reprendre ce convoi, les colonnesd’escorte les enveloppèrent, et, malgré la plus vigoureuse ré-sistance, leur tuèrent 400 hommes, plusieurs chefs, et les mi-rent complètement en déroute. Le surlendemain 27, un com-bat très-violent à Hennebon fit encore périr 300 chouans, etacheva de détruire toutes les espérances de l’insurrection. 11y avait tout près des côtes un vaisseau anglais de 80, et quel-ques frégates, qui purent voir combien étaient chimériquesles illusions dont on avait bercé le gouvernement britannique.
Du reste, on s’était trompé réciproquement, le gouvernementbritannique en promettant une nouvelle expédition commecelle de Hollande, les Bretons en annonçant une levée enmasse. Des royalistes récemment débarqués eurent quelquepeine à rejoindre en chaloupe la division anglaise, et furentreçus comme des émigrés qui ont beaucoup promis et peufait. Georges se vit réduit à déposer les armes, et livra 20 Soumission de
Georges.
mule fusils et 20 pièces de canon, qu’il venait de recevoir desAnglais.
Dans la Basse-Normandie, M. de Frotté, jeune chef fort dé-voué à sa cause, était, avec Georges, le plus résolu des roya-listes à continuer la guerre. Il fut poursuivi par les générauxGardanne et Chambarlhac, détachés de la garnison de Paris.
Plusieurs rencontres très-vives eurent lieu sur divers points.
Le 25 janvier (o pluviôse), M. de Frotté fut joint par le géné-ral Gardanne aux forges de Cossé, près de la Motte-Fouquet,et perdit beaucoup de inonde. Le 26 (6 pluviôse), un deschefs, nommé Duboisgny, fut attaqué dans son château deDu-boisgny, près Fougères, et essuya comme M. de Frotté uneperte considérable. Enfin le 27 (7 pluviôse), le général Chain-