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LIVRE II.

Mars îboo. leur poste. Les nouveaux préfets entraient en charge, et l'ad-ministration reprenait de toute part un ensemble, une acti-vité qu'on ne lui avait jamais vus. Les contributions arriéréesrentraient dans les caisses du trésor, depuis que la con-fection des rôles permettait de se présenter avec un titrelégal aux contribuables. Chaque jour de nouv elles mesuressignalaient plus clairement la inarche politique du gouverne-ment. Une seconde liste de proscrits venait d’obtenir le bien-fait du rappel. Les écrivains y figuraient en grand nombre.

Rappel MM. de Fontanes, de La Harpe, Suard, Sicard, Michaud, Fiévée,no“veïrés C îistes étaient rappelés de leur exil, ou autorisés à sortir de leur.le proscrits. retra j te Les membres de l’Assemblée constituante, connuspour avoir voté l’abolition des institutions féodales, étaientexemptés de toutes les rigueurs dont on les avait frappéssous la Convention et le Directoire. Un proscrit fameux du18 fructidor, négociateur et signataire du premier traité deL’ex-directeur paix de la République, l’ex-directeur Barthélemy, était, surtruduit ausdnat. la proposition des consuls, nomme sénateur. Faibli, un autreproscrit de la même date, Carnot , récemment tiré de l’exil,puis nommé inspecteur aux revues, venait d’être appelé auministère de la-guerre, à la place du général Berthier, partantpour prendre le commandement de l’une des armées de laL’ex-directeur République. Le nom de Carnot était alors un grand nom mi-au a minis£?re C dc litaire, auquel se rattachait le souvenir des v ictoires de la

h guerre. . . . , . , ,

Convention en quatre-vingt-treize; et, bien que le nom dugénéral Bonaparte fût suffisant pour faire trembler la coali-tion, celui de Carnot, s’ajoutant au sien, produisit encore unevéritable sensation sur les étals-majors étrangers.

Dernière entre- La session tendant à sa fin, l'opposition du Tribunat fil uneP sit S ion le dàns PI !e dernière tentative, qui causa quelque agitation, bien qu’elleTnbunat. 1 re p 0USS( v e par une grande majorité. Le Corps législatif nedevait siéger que quatre mois. II n’y avait pas de terme as-signé aux sessions du Tribunat. Ce dernier pouvait donc seréunir, bien que la vacance du Corps législatif le laissât sans