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HLM ET GÈNES.

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une campagne de plus, mais surtout l’obstination fatale de M. Mars isoo.de Thugul, qui représentait le parti de la guerre à Vienneavec autant d’cntôtement que M. Pitt à Londres, et qui appor-tait dans cette question beaucoup plus de passion personnelleque de véritable patriotisme, toutes ces causes réunies avaientamené le cabinet autrichien à commettre une faute politiquedes plus graves, celle de ne pas profiter d’une bonne situa-tion pour négocier. Il fallait un bien grand aveuglement pourcroire que les succès qu’on avait dus à l’incapacité du Direc-toire, on les obtiendrait encore en face d’un gouvernementnouveau, déjà complètement réorganisé, actif jusqu’au prodige,et dirigé par le premier capitaine du siècle.

L’archiduc Charles, qui joignait à de véritables talents mili- i/arcimiuctaires beaucoup de modération et de modestie, avait signalé gne J™ u ^ c jj' esttous les dangers attachés à la continuation de la guerre, et la ta"'Sés C am!fesdifficulté de tenir tête au célèbre adversaire qui allait rentrer 1 jT'àc Kra}’ rdans la lice. Pour unique réponse, on lui avait retiré le com-mandement des armées autrichiennes, et on s’était ainsi privédu seul général qui pût les diriger avec quelque chance desuccès. Sa disgrâce avait été dissimulée sous le litre de gou-verneur de la Bohême. L’armée impériale regrettait ce princeamèrement, bien qu’on lui eût donné pour successeur le ba-ron de Kray, lequel s’était fort distingué dans la dernière cam-pagne d’Italie. M. de Kray était un officier brave, capable,expérimenté, qui ne se montra pas indigne du commandementqu’on venait de lui confier.

Pour remplir le vide laissé par les Russes dans les rangsde la coalition, l’Autriche, secondée par les subsides de l’An- Subsides donnes

aux princes aile-

gleterre, obtint des Etats de l’Empire un supplément de for- manus, pour les

1 1 A engager à lever

ces assez considérable. Un traité particulier, signé le 16 mars •>“par M. de Wickham, ministre britannique auprès de l’électeurde Bavière, obligea ce prince à fournir, outre son contingentlégal comme membre de l’Empire, un corps supplémentairedo 12 mille Bavarois. Un traité du même genre, signé le 20 avril

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