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[Vol. 1.]
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LIYRK 111.

Mars îeoo. avec le duc de Wurtemberg, procura un autre corps de6 mille Wurtemburgeois à l’armée coalisée. Enfin, le 30 avril,le même négociateur obtint de l’électeur de Mayence un corpsde 4 à 6 mille Mayençais, aux mêmes conditions financières.Outre les frais de recrutement, d’équipement, d’entretien deleurs troupes, l’Angleterre garantissait aux princes allemandscoalisés, qu’on ne traiterait pas sans eux avec la France, ets’engageait à leur faire restituer leurs États, quel que fût lesort de la guerre ; elle leur faisait promettre en retour de n’é-couter aucune proposition de paix séparée.

l)e ces troupes allemandes, les bavaroises étaient les meil-leures; venaient après celles du Wurtemberg; mais les trou-pes mayençaises étaient des milices sans discipline et sansvaleur. Indépendamment de ces contingents réguliers, onavait excité les paysans de la Forêt-Noire à prendre les ar-mes , en les effrayant des ravages des Français, qui, à cetteépoque, dévastaient beaucoup moins que les Impériaux leschamps cultivés de la malheureuse Allemagne.

Armée impériale L’armée impériale de Souabe, tous ces auxiliaires compris,s’élevait à peu près à 1S0 mille hommes, dont 30 mille enfer-més dans les places, et 120 mille présents à l’armée active.Elle était pourvue d’une artillerie nombreuse, bonne quoiqueinférieure à l’artillerie française, et surtout d’une superbe ca-valerie , comme il est d’usage d’en avoir dans les armées au-

Arméi! impériale tricliiennes. L’Empereur avait en outre 120 mille hommes en

de Lombardie.

Lombardie, sous le baron de Mêlas. Les flottes anglaises,réunies en nombre considérable dans la Méditerranée, et croi-sant sans cesse dans le golfe de Gênes, appuyaient toutes lesopérations des Autrichiens en Italie. Elles devaient leur ap-porter un corps auxiliaire d’Anglais et d’émigrés, réuni alorsà Mahon, et qui s’élevait, disait-on, à 20 mille hommes. Ilétait convenu que ce corps serait déposé à Toulon même,dans le cas où l’armée impériale chargée d’opérer contrel’Apennin, aurait réussi à franchir la ligne du Yar.