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LIVRK III.
Avril iau néral Ott. Il la renforça d’une partie de la réserve, et se met-tant à sa tête marcha sur deux colonnes: celle de droite, sousle général d’Arnaud, longeait la mer et se dirigeaitversQuinto;celle de gauche, sous Miollis, se dirigeait sur les escarpementsdu Monte-Ratti. Une troisième colonne, sous le général Petitot,suivait, en la remontant, le fond de la vallée du Bisagno, quicircule au pied du Monte-Ratti. La précision de mouvementde ces trois colonnes fut telle, que leur feu se fit entendre aumême instant sur tous les points à la fois. Le général d’Arnaudpar un revers, le général Miollis par l’autre, abordèrent leshauteurs du Monte-Ratti, avec la plus grande vigueur. La pré-* sence de Masséna lui-même, le désir de se venger de la sur-prise de la veille, animaient les soldats. Les Autrichiens fu-rent culbutés dans les torrents, et perdirent toutes leurs posi-tions. Le général d’Arnaud passa outre, et, en suivant la crêtedes hauteurs, se porta au sommet même de l’Apennin, au colde Scotfera. Masséna, suivi de quelques compagnies de réserve,descendit dans la vallée du Bisagno pour joindre la colonnePetitot. Cette dernière colonne, ainsi renforcée, repoussa par-tout l’ennemi, et, remontant la rivière, vint seconder le mou-vement du général d’Arnaud sur Scoffera. Précipités dans cesvallées tortueuses, les Autrichiens laissèrent à Masséna 1,500prisonniers, et à leur tête ce baron d’Aspres, l’instigateur dela révolte des paysans de la Fonte-Buona.
Quand, le soir du même jour, Masséna rentra dans Gênesaprès avoir délivré les Génois de la vue des ennemis, et ame-nant prisonnier l’officier dqnt on annonçait la prochaine arrivéetriomphale, la joie de la population patriote, qui était la plusnombreuse, fut extrême. On le reçut avec des acclamations.Les habitants avaient préparé des brancards pour porter lesblessés, du vin et des bouillons pour les nourrir. Partout onse disputait l’honneur de les recevoir.
Après cet acte de vigueur du côté du levant, le plus impor-tant à dégager, parce que de ce côté seulement les Autrichiens