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[Vol. 1.]
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U LM ET GENES.

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bord de la mer, celui de Saint-Pierre-d’Arena, composait un Avril tæo.amas de maisons, utile et facile à défendre.

Ainsi la fortification de Gènes présentait un triangle, inclinéde 15 degrés à l'horizon, ayant neuf mille toises de dévelop-pement, sc rattachant par son sommet à l’Apennin, baigné àsa base par la mer, et bordé sur ses deux côtés par le Bisagnoau levant, par la Polcevera au couchant. Le fort de l’Éperon,et au-dessus de l’Éperon celui du Diamant, couvraient sonsommet. Les forts de Richelieu, de Sainte-Tècle, de Quezziempêchaient que, des flancs du Monte-Ratti, des feux destruc-teurs ne fussent dirigés sur la cité aux palais de marbre.

Telle était Gênes alors ; telles étaient ses défenses, que l’art,le temps, les contributions imposées à laFrance, ont beaucoupperfectionnées depuis.

Masséna pouvait réunir encore 18 mille hommes. Si, avecune pareille garnison, dans une si forte place, il avait eu desvivres en suffisante quantité, il eût été invincible. On va voirce que le caractère peut faire à la guerre, pour réparer unefaute de combinaison ou de prévoyance.

Masséna, résolu à opposer à l’ennemi une résistance éner- ri,™ de «intense

du gendral

gique, voulut sur-le-champ faire deux choses fort împortan- Masséna.tes : la première consistait à rejeter au delà de l’Apennin lesAutrichiens, qui serraient Gênes de trop près ; la seconde con-sistait à se relier au général Suchet, par un mouvement com-biné avec ce général, le long de la route de la Corniche.

Pour exécuter son premier dessein, il fallait qu’il ramenâtles Autrichiens le long du Bisagno d’un côté, de la Polceverade l’autre, et qu’il les renvoyât, par le Monte-Creto, par laBocchetta, sur le revers des monts d’où ils étaient venus. Sansperdre un jour, le lendemain même de leur première appari- Masséna par unetion, c’est-à-dire le 7 avril (17 germinal), il sortit de Gênes rej™te re ies°Au*

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par le coté du levant, et traversa la vallee du Bisagno, suivi de Gênes,de la brave division Miollis, celle qui avait été obligée l’avant-veille de se retirer devant les forces trop supérieures du gé-

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