U1M ET GENES.
219
des Deux-Frères. Mais voulant auparavant reconquérir le fort A»rii isoo-de Quezzi, et faire évacuer Saint-Marlin-d’Albaro, il dirigealui-même sur ce point la division Miollis, après l’avoir renfor-cée de bataillons empruntés à la 2 ! et à la 3“ de ligne.
La division d’Arnaud, ramenée en avant, tourna Saint-Martin-d’Àlbaro, rejeta l’ennemi, qui l’avait occupé, dans leravin de la Sturla, lui fil des prisonniers, et couvrit ainsi ladroite des colonnes françaises, qui s’avançaient sur le fort deQuezzi. Pendant que le brave colonel Mouton, à la tête dedeux bataillons de la 3’, attaquait de front ce fort de Quezzi,l’adjudant-général Hector était chargé de tourner le Monte-Italti, par les hauteurs du fort de Richelieu. Malgré des ef-forts inouïs, le brave colonel Mouton fut repoussé ; mais il necéda le terrain qu’après avoir été percé d’une balle qui luitraversa la poitrine, et le laissa presque mort sur le champde bataille. Masséna, qui n’avait plus que deux bataillons, enpoussa un sur le flanc droit de la position occupée par l’ennemi,et dirigea la moitié de l’autre sur le flanc gaucho de cettemême position. Un combat violent s’engagea autour de ce fortde Quezzi. Trop rapprochés les uns des autres pour fairefeu, les combattans luttaient à coups de pierres et à coups decrosse de fusil. Nos soldats étaient prêts à céder sous le nom-bre. Masséna prit alors le demi-bataillon qui lui restait, s’é-lança à sa tète, et décida la victoire. Le fort de Quezzi fut re-conquis. Les Autrichiens, rejetés de position en position,laissèrent en grand nombre des morts, des blessés et des pri-sonniers. En cet instant Masséna, qui avait différé l’attaquesur le plateau des Deux-Frères, profila de l’effet produit parces avantages, et fil porter au général Soult l’ordre de l’enle-ver. Le général de brigade Spital eut la mission d’attaquerce plateau, qui fut long-temps disputé. Enfin nos soldats lereprirent, et ainsi, après une journée entière de combat, ilseurent recouvré tout à la fois le plateau des Deux-Frères, quicommandait le point extrême de la place, le fort de Quezzi,