Band 
[Vol. 1.]
Seite
220
JPEG-Download
 

2-20

LIVRE III.

Avril 1800. les postes de Saint-Martin-d’Albaro et de laMadona-del-Monte,toutes les positions décisives enfin, sans lesquelles le siège deGênes était impossible pour les Autrichiens. Masséna rentrale soir dans Gênes, portant les échelles que l’ennemi avaitpréparées pour escalader les murs. Les Autrichiens avaientperdu dans cette journée 1,600 prisonniers, 2,400 morts oublessés, environ 4 mille hommes. En comptant ces derniers,Masséna leur avait pris ou tué 12 ou 15 mille hommes, de-puis l’ouverture des hostilités; et, ce qui était plus grave en-core, il avait épuisé le moral de leur armée, par les effortsinouïs qu’il les avait obligés à faire.

On se hâta de réparer le fort de Quezzi. Cet ouvrage, quine semblait pas exécutable en un mois, fut achevé en troisjours, au moyen de cinq à six cents tonneaux de terre, quifurent transportés par les soldats, et servirent à élever desretranchements. Le 5 mai (15 floréal), un petit bâtimentchargé de grains apporta des vivres pour Cinq jours. Ce futun supplément précieux pour la masse fort réduite des appro-visionnements. Mais il devenait urgent de secourir la place,sans quoi elle ne pouvait tenir long-temps. Le pain allait bien-tôt manquer.

eositiun .iu g.?- Le général Suchet, de son côté, se voyant débordé par les

lierai tSudiut sur

ic var. crêtes ue l’Apennin, avait etc oblige de quitter la position deBorghetto, d’abandonner même la Roya, qui n’était plus te-nable, l’ennemi marchant en pleine liberté par le col de Tende,et menaçant Nice et le Var. Nice fut même occupée par lebaron de Mêlas, qui entra triomphalement dans cette ville,joyeux de fouler un sol que la République avait déclaré ter-ritoire français. Mais le général Suchet se rallia derrière leVar, dans une position depuis long-temps étudiée par nos of-ficiers du génie. Le pont de Saint-Laurent, sur le Var, cou-vert par une tête de pont, présentait un défilé de 400 toises<à traverser, et pouvait passer pour un obstacle insurmon-table. Toute la rive droite, gardée par les Français, était cou-