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LIVRE III.

Mai 1800 . En môme temps Moreau remonta le Rhin avec la réserve,en restant comme Saint-Cyr sur la rive allemande. Riche-panse , qui dirigeait l’avant-garde, après avoir vu déboucherl'artillerie et la cavalerie de Saint-Cyr, lesquelles suivaient,comme on vient de le voir, les bords du Rhin, se mit en routepour Saint-Biaise, afin de se lier, dans les montagnes, à l’in-fanterie du môme corps. Les généraux Delmas et Leclerc, quicommandaient les deux autres divisions de la réserve, furentdirigés sur Soeckingen, et puis sur l’Alb, devant le pont d’Al-bruck. Ce pont était couvert de retranchements. L’adjudant-général Cohorn, marchant à la tête d’un bataillon cfe la 14 e lé-gère, de deux bataillons de la 50 e , et du 4" de hussards, s’a-vança en colonnes sur les retranchements, et les emporta. Ilsauta ensuite sur les épaules d’un grenadier, passa l’Alb de lasorte, et ne laissa pas à l’ennemi le temps de détruire le pont.11 prit du canon et fit des prisonniers.

Le 29 avril (9 floréal), le centre sous Saint-Cyr, la réservesous Moreau, étaient en ligne sur l’Alb, depuis l’abbaye deSaint-Biaise, jusqu’à la rencontre de l’Alb avec le Rhin ; Sainte-Suzanne arrivait à Neuf-Brisach par la rive gauche; à notreextrême droite Lecourbe rassemblait son corps entre Diesenho-fen et Schaffouse, prêt à exécuter son passage, quand Saint-Cyret Moreau auraient remonté le Rhin jusqu’à sa hauteur. Le 30avril, Sainte-Suzanne passa le Rhin, et se montra à l’entréedu Yal-d'Enfer. Saint-Cyr resta dans les environs de Saint-L’arme'e entière Biaise, Moreau se porta en avant sur laWutach. Enfin le 1 er

se trouve

ie i" mai ra ai (11 floréal) l’armée fit le dernier pas, le plus décisif, et lefit heureusement. M. de Kray avait commencé à s’apercevoirde son erreur, et à rappeler à lui les corps trop engagés dansles défilés de la Eorét-Noire. Sainte-Suzanne, destiné à tra-verser le Yal-d’Enfer, lequel débouche sur les positions mômeque l’armée française devait occuper, quand elle aurait achevéson mouvement, trouva les troupes de Kienmayer en retraite,et les suivit pas à pas. Saint-Cyr ne cessa de côtoyer le corps