ULM ET GENES.
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de l’archiduc Ferdinand, et le poussa de Bettmaringen àStüh- Mai îenolingen sur la Wutach, où il arriva dans la soirée. Les trou-pes de Moreau passèrent la Wutach sans essuyer beaucoup derésistance, rétablirent le pont, auquel il manquait à peinequelques madriers, et cherchèrent à se lier par leur droiteavec Schaffouse, où se trouvait Lecourbe, et par leur gaucheavec Stühlingen, où se trouvait Saint-Cyr. C’est le momentque Lecourbe, établi près de Schaffouse, devait choisir pourtraverser le Rhin. Dès le matin du I er mai, trente-quatre piè-ces d’artillerie furent placées sur les hauteurs de la rive gau-che du fleuve, pour balayer de leur feu les environs du vil-lage de Reichlingen. Vingt-cinq bateaux transportèrent sur larive droite le général Molitor avec deux bataillons, pour pro-téger l’établissement d’un pont, depuis long-temps préparédans l’Aar. En une heure et demie ce pont fut jeté. Le géné-ral Vandaunne y passa avec une grande partie des troupesdu corps de Lecourbe, et occupa en un instant les routes quiconduisent à Engen et Stokach, points importants de la ligneennemie. 11 prit la petite ville de Stein et le fort de Hohent-wiel, réputé imprenable, et fort bien approvisionné, tant envivres qu’en artillerie. La brigade Goulu, passant en mômetemps vers Paradis, rencontra au village deflusingen une as-sez vive résistance, dont elle eut bientôt triomphé. Enfin ladivision Lorges entra le soir dans Schaffouse, et fit sa jonctionavec les troupes de Moreau.
Ainsi le 1 er mai au soir, l’armée entière se trouvait au delàdu Rhin. Les trois corps principaux, ceux de Saint-Cyr, Mo-reau, Lecourbe, formant une masse de 75 à 80 mille hommes,occupaient une ligne qui passait par Bondorf, Sttlhlingen,Schaffouse, Radolfzell, jusqu’à la pointe du lac de Constance.
Ils étaient prêts à marcher sur Engen et Stokach, menaçantà la fois la ligne de retraite et les magasins de l’ennemi.Sainte-Suzanne avec la gauche, forte de 20 mille hommes,suivait les Autrichiens dans le défilé du Val-d’Enfer, alten-