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ÜLM ET GÈNES.

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en bon citoyen, dissipa les images qui auraient pu s’éleverdans cet esprit faible et facile à tromper, et fit renaître enlui la confiance envers le Premier Consul, que de détestablesbrouillons cherchaient à détruire.

Quelques historiens flatteurs de Moreau, mais flatteurs de-puis 1815, ont élevé à 25 mille hommes le détachement en-levé à l’armée d’Allemagne. Moreau lui-même, répondant auPremier Consul, ne l’évaluait pas au delà de 17,800; et cenombre était exagéré. Il ne passa pas en Suisse pour franchirle Saint-Gothard plus de 15 à 16 mille soldats. Il resta doncà Moreau 72 mille combattants environ, et bientôt 75 par lemouvement des hôpitaux '. C’était plus qu’il n’en fallait pourbattre 80 mille Autrichiens. M. de Kray n’en avait pas davan-tage, en effet, et ils étaient entièrement abattus, incapables desupporter la moindre rencontre sérieuse avec les Français.

Moreau, pour ne pas amoindrir son armée aux yeux de l’en-nemi , en laissa subsister la composition actuelle, et prit les16 mille hommes qu’il destinait au Premier Consul, sur tousles corps existants. Chacun de ces corps fournit son contin-gent, et on dissimula ainsi le mieux qu’on put cette diminutionde forces. Moreau voulut garder Lecourbe, qui, à lui seul, va-lait bien des mille hommes. Lecourbe lui fut laissé, et le bravegénéral Lorges dut commander le détachement. Carnot re-partit immédiatement pour Paris, après avoir vu s’acheminerles troupes destinées à passer le Saint-Gothard.

Cette opération se fit pendant les 11, 12 et 13 mai (21, 22et 23 floréal). L’armée française resta forte de 72 mille com-battants environ, sans compter les garnisons des places, ladivision d’Helvétie, et ce que les hôpitaux devaient lui rendre.

1 C’est d’après la correspondance même de Moreau que j’établis ces nom-bres. Tous les calculs de cette correspondance sont exagérés au profit deMoreau. Il estime pour lui-même les bataillons à 650 hommes, et à 700 pourle détachement envoyé en Italie. Le calcul ne saurait être vrai, car, envoyantles corps tels qu’ils étaient, si les bataillons se trouvaient réduits à 650 dansson armée, ils ne pouvaient pas être à 700 dans le corps qu'on en détachait.

tom. I. ^ y

MM 1800.

De’tacliement îlet’armée du Rhin,envoyé vers les'Alpes.