ULM ET GÈNES.
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couvertes d’artillerie. Si les Français se présentaient par la Mai lfeOU -rive droite, l’armée autrichienne appuyant l’une de sesailes à Ulm, l’autre au couvent élevé d’Elchingen, couvertepar le fleuve, et labourant de ses boulets le terrain platde la rive droite, était inattaquable. Si les Français seprésentaient par la rive gauche, alors l’armée autrichienneavait une position tout aussi assurée. 11 faut, pour le com-prendre, savoir que la position d’Ulm est couverte sur la rivegauche par la rivière de la Blau, qui descend des montagnesde Souabe, pour se jeter dans le Danube, tout près d’Ulm, enformant un ravin profond. Si donc les Français passaient leDanube au-dessus d’Ulm, pour attaquer par la rive gauche,l’armée autrichienne changeait de position. Au lieu de faireface au cours du Danube, elle lui tournait le dos, et se couvraitpar le cours de la Blau. Elle avait son aile gauche à Ulm, soncentre au Michelsberg, son aile droite à Lahr et Jungingen. Ilfallait faire plusieurs marches sur la rive gauche pour tournercette nouvelle position,'et abandonner alors entièrement larive droite, ce qui pouvait renverser toutes les combinaisonsde la campagne, car on découvrait la route des Alpes. Tel futle camp où les soldats épuisés de M. de Kray trouvèrent asilepour quelque temps.
Saint-Cyr était au couvent de Wiblingen. Des fenêtres de Propositionce couvent il voyait distinctement, même sans le secours des de vi J a e ite force ’lunettes d’approche, la position des Autrichiens. Plein de par C - Trconfiance dans l’audace des Français, il offrait, et plusieurs par Moreau -généraux offraient avec lui, d’enlever le camp ennemi de viveforce. Us en répondaient sur leur tête, et il faut convenir quesi on pouvait se défier de l’audace de quelques-uns d’entreeux, comme Ney ou Richepanse, le tacticien Saint-Cyr, espritfroid, méthodique et sûr, méritait toute confiance. Mais Moreauétait trop prudent pour hasarder un assaut de cette nature,et pour fournir à M. de Kray l’occasion de gagner une batailledéfensive. Il est vrai que si Moreau était vainqueur, l’armée
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