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[Vol. 1.]
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MARENGO.

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qui, en une journée, valut à la France la restitution de la Juin isoo.haute Italie, laquelle- entraînait la restitution de l’Italie entière.

On a beaucoup reproché depuis, et trop sévèrement, à M. deMêlas, cette campagne et celte convention. Il faut être justepour le malheur, quand il est racheté surtout par une con-duite pleine d’honneur. M. de Mêlas fut trompé sur l’existencele l’armée de réserve par le cabinet de Vienne, qui ne cessade l’entretenir dans les plus funestes illusions. Une fois dé-trompé, on put lui reprocher de n’avoir réuni ses troupes, niassez tôt, ni assez complètement, et d’avoir laissé trop demonde dans les places. Ce n’était pas, en effet, derrière lesmurs de ces places, mais sur le champ de bataille de Marengo,qu’il fallait les défendre. Cette faute admise, il faut recon-naître que M. de Mêlas tint la conduite des gens de cœurlorsqu’ils sont enveloppés, c’est de se faire jour l’épée à lamain. 11 l’essaya bravement, et fut vaincu. Dès lors il n’vavait plus pour lui qu’une chose possible, c’était de sauverla liberté de son armée, car l’Italie était irrévocablementperdue pour lui. Il ne pouvait obtenir plus qu’il n’obtint ; ilaurait même pu, si le vainqueur eût voulu, subir plus d’hu-miliations encore. Et le vainqueur lui-même fit bien de nepas exiger davantage, puisqu’en voulant humilier ces bravesgens, il se serait exposé à les pousser à de sanglantes extrémi-tés, et à perdre un temps précieux, sa présence h Paris étantdans le moment indispensable. Plaignons donc M. de Mêlas,et admirons sans réserve la conduite du vainqueur, qui dutles prodigieux résultats de cette campagne, non pas au hasard,mais aux combinaisons les plus profondes, les plus merveil-leusement exécutées.

Quelques détracteurs ont prétendu attribuer au général «uei est le v<?-

.. , ittable vainqueur

Kellermann le gain de la bataille de Marengo, et tous les de Marengo?résultats que cette bataille mémorable entraîna dans la suite.

Pourquoi donc, s’il faut dépouiller de cette gloire le généralBonaparte, ne pas l’attribuer à cette noble victime de la plus

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