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LIVRE IV.
juillet 1800. droite du Danube, pendant que les uns et les autres mar-chaient sur l’Isar. Une division française, engagée trop loin dureste de l’armée, eut à soutenir un combat long et acharné,dans lequel elle finit par triompher, après avoir fait la perteMort la plus sensible, celle du brave Latour-d’Auvergne. Cet il-
du grenadier
La ver»ne Au ~ ^ ustre soldat, honoré par le général Bonaparte du titre de Pre-mier grenadier de France, fut tué d’un coup de lance au cœur.L’armée versa des larmes sur sa tombe, et ne quitta le champde bataille qu’après lui avoir élevé un monument.
Le 3 juillet (14 messidor), Moreau était au milieu de la Ba-vière , bloquant Ulm et Ingolstadt, sur le Danube, et occupantsur l’Isar Landshut, Moosburg, Freisingen et Munich. C’étaitle moment de songer enfin au Tyrol, et d’enlever au princede Reuss les fortes positions dont il était maître le long desmontagnes, aux sources de l’iller, du Lech, de l’Isar, positionsaux moyens desquelles il pouvait toujours inquiéter les Fran-çais. Sans doute il n’était pas très-dangereux, mais sa pré-sence nous obligeait à faire des détachements considérables,et il devenait un sujet de préoccupation continuelle pour notreaile droite. Dans ce but, le général Molitor fut renforcé, etreçut les moyens d’attaquer les Grisons et le Tyrol. Les po-sitions de Fussen, Reitti, lmmenstadt, Feldkirch, furent suc-cessivement enlevées d’une manière prompte et brillante, etnotre établissement sur l’Isar se trouva ainsi parfaitementconsolidé.
M. de Kray avait repassé l’Isar, et s’était porté derrière l’Inn,occupant en avant de ce fleuve le camp d’Ampfing, les têtesde pont de Wasserbourg et de Mühldorf. On était à la mi-juillet (fin de messidor). Le gouvernement français avait laisséau général Moreau la liberté d’agir à son gré, et de poser lesarmes quand il le jugerait convenable. 11 crut avec raisonqu’il ne convenait pas d’être seul à se battre. Le repos dontjouissaient les soldats d’Italie, faisait envie aux soldats d’Alle-magne; de plus, l’armée du Rhin, portée entre l’Isar et l’Inn,