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[Vol. 1.]
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MA KEN G O.

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avait une position beaucoup plus avancée que l’armée d’Italie, Juillet isoo.et avait ainsi un de ses flancs découvert, Bien qu’une stipu-lation de la convention d’Alexandrie interdit aux Françaiscomme aux Autrichiens de porter des détachements en Alle-magne, il pouvait se faire qu’une telle stipulation ne fût pasexactement observée, et que l’armée du Rhin eût bientôt surles bras une augmentation imprévue d’ennemis. Moreau, quiavait reçu plusieurs propositions de M. de Kray, se décidaenfin à les écouter, et, le 15 juillet (26 messidor), consentit àsigner à Parsdorf, lieu placé en avant de Munich, une suspen- Su $’®” si “ usion d’armes, conforme à peu près à celle d’Italie. cn Allemagne

Les deux armées devaient se retirer chacune derrière uneligne de démarcation, qui partant de Balzers dans les Grisons,longeait le Tyrol, courait entre l’Isar et l’Inn, à égale distancede ces deux rivières, venait tomber à Wilshofen sur le Danube,remontait ce fleuve jusqu’à l’embouchure de l’Alt-Mühl, sui-vait l’Alt-Mühl, la Rednitz, le Main jusqu’à Mayence. Les pla-ces de Philipsbourg, Ulm, Ingolstadt, restaient bloquées; maiselles devaient tous les quinze jours recevoir une quantité devivres, proportionnée à la force de leurs garnisons. Les deuxarméeç avaient douze jours pour se prévenir, en cas de re-prise des hostilités. L’armée française avait ainsi pour senourrir la Franconie, la Souabe et une grande partie delàBavière. Nos soldats, placés sur le Mincio d’un côté des Al-pes , sur l’Isar de l’autre côté, allaient se dédommager dansles riches plaines de l’Italie et de l’Allemagne, de leurs priva-tions et de leurs travaux. Ces braves soldats l’avaient mérité,par les plus nobles exploits qui eussent encore signalé les ar-mes françaises. L’armée du Rhin, bien qu’elle n’eût pas jetéun aussi grand éclat que l’armée d’Italie, s’était signalée néan-moins par une campagne conduite avec autant de sagesse quede vigueur. Le dernier grand événement de cette campagne,le passage du Danube à Hochstedt, pouvait prendre place àcôté des beaux faits d’armes de notre histoire militaire. L’opi-