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H K U 0 P O LIS .

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la France. 11 était revenu ensuite au Kaire par ordre de Klé- Nov. itw.ber, qui voulait se servir de son nom dans les malheureusesnégociations qu’il allait entreprendre. Sur ces entrefaites,l’armée du visir, depuis long-temps annoncée, s’était avancéelentement. Sir Sidnev Smith, qui convoyait avec ses vais-seaux les troupes turques destinées à voyager par mer, venaitde conduire devant Damiette 8 mille janissaires. Le 1 er no- Tentative

de débarquer

vembre 1799 (10 brumaire an vin), un premier débarquement . 8 mine

' /; 1 l janissaires

de 4 mille janissaires s’opéra vers le Bogaz de Damiette, repoussée,c’est-à-dire à l’entrée de la branche du Nil qui passe devantcette ville. Le général Verdier, qui avait mille hommes seule-ment à Damiette, sortit avec celte troupe, se porta au delà dufort de Lesbeh, sur une langue de terre étroite, au bord delaquelle les Turcs avaient débarqué; et, sans donner aux 4mille janissaires restants le temps d’arriver, attaqua les 4mille déjà mis à terre. Malgré le feu de l’artillerie anglaise,placée avantageusement sur une vieille tour, il les battit. 11en noya ou passa au fil de l’épée plus de 3 mille, et reçut lesautres prisonniers. Les chaloupes canonnières, voyant cespectacle, rebroussèrent chemin vers leurs vaisseaux, et nedébarquèrent pas le reste des troupes turques. Les Françaisn’avaient eu que 22 hommes tués et 100 blessés.

A la première nouvelle de ce débarquement, Kléber avaitexpédié Desaix avec une colonne de 3 mille hommes ; maisce dernier, inutilement envoyé à Damiette, avait trouvé lavictoire remportée, et les Français pleins d’une confiance sansborne. Ce brillant fait d’armes aurait dû servir d’encourage-ment à Kléber; malheureusement il était dominé à la fois parson chagrin et par celui de l’armée. 11 avait entraîné lesesprits, qui l’entraînaient à leur tour, vers la fatale résolutiond’une évacuation immédiate. Les mauvais propos à l’égarddu général Bonaparte reprenaient leur cours. Ce jeune témé-raire, disait-on, qui avait livré aux hasards l’armée française,et s’était livré lui-méme à d’autres hasards en bravant les