HÉLIOPOLIS.
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ni pour les talents, ni pour le caractère, à côté de Desaix. Juin isoo.11 l’aimait d’ailleurs : entouré de compagnons d’armes qui nelui avaient point encore pardonné son élévation, tout en af-fectant pour lui une soumission empressée, il chérissait dansDesaix un dévouement pur, désintéressé, fondé sur une admi-ration profonde. Toutefois, gardant pour lui seul le secret deses préférences, feignant d’ignorer les fautes de Kléber, iltraita pareillement Kléber et Desaix, et voulut, comme on leverra bientôt, confondre dans les mômes honneurs deuxhommes que la fortune avait confondus dans une mômedestinée.
Du reste, tout demeura tranquille en Egyte après la mortde Kléber. Le général Menou, dès qu’il eut pris le comman-dement, se hâta de faire partir d’Alexandrie le bâtiment l’Osi-ris, pour anoncer en France le bon état présent de la colonie,et la fin déplorable de son second fondateur.
FIN DU LIVRE CINQUIÈME.