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[Vol. 1.]
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LIVRE VI.

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Juillet îouo. par les deux négociateurs, et s’en reposant à cet égard surM. de Talleyrand, ne songeait, lui, qu’à une chose, c’était àfaire expliquer l’Autriche, pour savoir si elle voulait la paix,et à la lui arracher par une nouvelle campagne, si elle ne pa-raissait pas la vouloir. Mais pour cela il eût mieux valu lasommer de s’expliquer dans un délai donné, que d’entrer dansune négociation illusoire et puérile, à la suite de laquelle ladignité des deux nations allait se trouver compromise, et leurrapprochement devenir plus difficile.

M. de Saint-Julien ne crut pas devoir attendre à Paris laréponse de l’empereur, ainsi qu’on l’y engageait; il désiraporter lui-méme les préliminaires à Vienne, sans doute pourDuroc expliquer à son maître les motifs de son étrange conduite. 11

accompagne

saint julien P ar ^ fc ^ ar, * s 30 juillet (H thermidor), accompagné de

à vienne. D ur0 c, que le Premier Consul envoyait en Autriche, comme ill’avait déjà envoyé en Prusse, pour y voir la cour de près, etlui donner une idée avantageuse de la modération et de lapolitique du nouveau gouvernement. Duroc, ainsi que nousl’avons dit ailleurs, méritait, par son bon sens et son excel-instructionsdont lente tenue, les missions de ce genre. Le Premier Consul lui

i! est porteur.

avait d’ailleurs donné par écrit des instructions, où tout étaitprévu avec une attention minutieuse. D’abord, à chaque cir-constance qui ferait présumer les intentions de l’Autriche parrapport aux préliminaires, Duroc devait sur l’heure mêmeenvoyer un courrier à Paris. Jusqu’à la ratification, il lui étaitrecommandé de garder un silence absolu, et de paraître ignorersur toutes choses les intentions du Premier Consul. Si la rati-fication était accordée, il était autorisé à dire d’une manièrepositive que la paix pouvait être signée en vingt - quatre heu-res, si on la voulait sincèrement. 11 devait sous diversesformes faire savoir que si l’Autriche se contentait du Mincio,de la Fossa-Maestra et du Pô, ce qui était la ligne tracée parla convention d’Alexandrie; que, si de plus elle admettait latranslation du duc de Parme en Toscane, du duc de Toscane