ARMISTICE.
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dans les légations, il n’v avait aucun obstacle à une conclusion Juillet isoo.immédiate. Ces instructions contenaient ensuite des règlesde langage pour tous les sujets que la conversation pouvaitfaire naître. 11 était défendu à Duroc de se prêter à aucuneplaisanterie contre la Prusse et la Russie, alors peu aimées àVienne, parce quelles étaient hors de la coalition. 11 lui étaitrecommandé de garder une grande réserve à l’égard de l’em-pereur Paul, dont le caractère était dans toutes les cours un' sujet de railleries; il devait dire beaucoup de bien du roi dePrusse, visiter le grand-duc de Toscane, ne laisser voir aucunedes passions que la Révolution avait excitées, ni dans un sensni dans un autre. Royalistes ou Jacobins, tout cela devait êtreprésenté par lui comme aussi vieux en France que les Guelfeset les Gibelins en Italie. Il lui était prescrit en particulier dene montrer aucune haine à l’égard des émigrés, excepté toute-fois à l’égard de ceux qui avaient porté les armes contre laRépublique. 11 avait ordre de dire en toute occasion que laFrance était le pays de l’Europe le plus attaché à son gouver-nement, parce que c’était celui de tous les pays où les circon-stances avaient fourni au gouvernement l’occasion de faire leplus de bien. 11 devait enfin présenter le Premier Consulcomme n’ayant point de préjugés, ni ceux d’autrefois, ni ceuxd’aujourd’hui, comme indifférent aux attaques de la presseanglaise, car il ne savait pas l’anglais.
Duroc partit avec M. de Saint-Julien, et, bien (pie le secretdes préliminaires eût été gardé, cependant les nombreusesconférences de l’envoyé de l’empereur avec M. de Talleyrandavaient été remarquées de tout le monde, et on disait touthaut qu’il était porteur des conditions de la paix.
Nos prodigieux succès en Italie et en Allemagne avaient dûnaturellement exercer une influence considérable, non-seule-ment sur l’Autriche, mais sur toutes les cours de l’Europe,amies ou ennemies.
A la nouvelle de la bataille de Marengo, la Prusse, toujours