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[Vol. 1.]
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LIVRE VI.

juillet 1800. stance seule indiquait combien la guerre avait été peu raison-nable. Mais la guerre avait entraîné des alliances, et Paul, quise piquait d’une grande fidélité à ses engagements, demandaitune seule chose, c’était qu’on ménageât ses alliés. Ils étaientau nombre de quatre: c’étaient la Bavière, le Wurtemberg,le Piémont et Naples. Il demandait pour les quatre l’intégritéde leurs États. Rien n’était plus facile, moyennant toutefoisune explication: c’est que l’on regarderait cette conditioncomme remplie, si ces princes obtenaient une indemnitépour les provinces que leur enlèverait la République fran-çaise. La chose fut ainsi entendue, et admise par M. de Kru-dener. En effet, la sécularisation des États ecclésiastiquesd’Allemagne, et leur partage proportionnel entre les princeslaïques qui avaient perdu tout ou partie de leurs États, parsuite de l’abandon de la rive gauche du Rhin à la France, étaitune chose depuis long-temps convenue de tout le monde.Elle avait été admise même au congrès de Rastadt, sous le Di-rectoire. L’arrangement n’était pas moins facile pour les prin-ces italiens, alliés de Paul I er . Le Piémont perdait Nice et laSavoie; on pouvait l’indemniser en Italie, moyennant quel’ambition autrichienne fût contenue dans cette contrée, et qu’onne lui permit pas de s’y trop étendre. Sur ce point, Paul I er ,très-irrité contre le cabinet de Vienne, disait, comme la Prusse,qu’il fallait tenir tête à l’Autriche, et ne lui accorder que cequ’on ne pourrait pas lui refuser. Quant au royaume de Na-ples, la France n’avait rien à lui prendre, mais elle avait uneconduite odieuse à punir, des outrages à venger. Toutefois lePremier Consul était homme à pardonner, à une condition quiétait de nature à plaire fort à Paul I er , aussi mal disposé pourles Anglais que pour les Autrichiens, c’est que le cabinet deNaples expierait ses torts par une 'rupture formelle avec laGrande-Bretagne. Sur tous ces points on était à peu prèsd’accord. On devait l’ôtre chaque jour davantage, par le mou-vement naturel des choses, et par l’entrainement du caractère