ARMISTICE.
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Consul. A celte démonstration, Paul ajouta une démarche plus Juillet isoo.etFective encore: il enjoignit à M. de Krudener, son ministreà Berlin, qui avait été chargé quelques mois auparavant derenouer les relations de la Russie avec la Prusse, d’entrer en ordre
, , hM, deKrudoner
communication directe avec le général Bcurnonville, notre de négocier avec
le général Bcur-
ambassadeur, et lui donna les pouvoirs nécessaires pournégo- nonvîiie à Berlin,cier un traité de paix avec la France.
M. d’Haugwitz, qui trouvait peut-être que la réconciliationmarchait trop vile, car la Prusse allait perdre son rôle d’in-termédiaire le jour où les cabinets de Paris et de Saint-Péters-bourg seraient en rapports directs, M. d’IIaugwitz s’arrangeapour être l’agent ostensible de cette réconciliation. Jusque-là,
M. de Krudener et M. de Bcurnonville se rencontraient à Ber-lin, chez les ministres des diverses cours, sans s’adresser laparole. M. d’IIaugwitz les invita un jour tous les deux à dîner;après le dîner, les mit en présence l’un de l’autre, puis leslaissa en tète-à-tête dans son propre jardin, pour leur mé-nager la liberté de s’expliquer entièrement. M. de Krudenerexprima ses regrets à M. de Bcurnonville, de n’avoir pu serapprocher plus tôt de la légation française, excusa le refusfait à Hambourg de recevoir la lettre du Premier Consul, parl’existence d’ordres antérieurs, et enfin s’expliqua fort au longsur les nouvelles dispositions de son souverain. 11 lui annonçal’envoi de M. de Sprengporten à Paris, et lui avoua la vivesatisfaction que Paul 1 er avait éprouvée en apprenant la resti-tution des prisonniers, et l’offre de rendre Malte à l’ordre deSaint-Jean-de-Jérusalem. Enfin, de tous ces objets il passaau plus sérieux, c’est-à-dire aux conditions de la paix. LaRussie et la France n’avaient rien à démêler entre elles. El-les ne s’étaient fait la guerre pour aucun intérêt de territoireou de commerce, mais pour une dissemblance dans la formede leur gouvernement. Elles n’avaient donc, pour ce qui lesconcernait directement, qu’à écrire un article portant que lapaix était rétablie entre les deux puissances. Cette circon-