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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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inquisiteur avait officié dans fa cérémonie religieuse. Il est Août isoo.vrai que cette fois l’indignation était montée au comble, et quechaque Espagnol s’était cru personnellement outragé par cetodieux scandale. Les choses en étaient venues à ce point,que les ministres espagnols s’en ouvraient eux-mêmes avecles ambassadeurs étrangers, et particulièrement avec l’ambas-sadeur de France, qui était leur recours accoutumé dans laplupart de leurs embarras, et qui tenait de leur propre boucheles affreux détails que nous rapportons ici.

Au milieu de ces turpitudes, le roi seul, entouré par sonépouse d’une surveillance continuelle, ignorait tout, ne sedoutait de rien. Ni les cris de ses sujets, ni la révolte acci-dentelle de quelques grands d’Espagne, se soulevant contrele service qu’on exigeait de leur part, ni les assiduités inex-plicables du prince de la Paix, ne pouvaient dessiller sesyeux. Ce pauvre et bon roi tenait même quelquefois ce sin-gulier propos, qui embarrassait tous les assistants condamnésà l’entendre: Mon frère de Naples est un sot, qui se laissemener par sa femme. — 11 faut ajouter que le prince desAsturies, depuis Ferdinand VII, élevé loin de la cour, et avecune incroyable dureté, détestait le favori, dont il connaissaitl’influence criminelle, et que sa juste haine pour le favorifinissait par se convertir chez lui en une haine involontairepour son père et sa mère.

Quel spectacle, à la fin du dix-huitième siècle, au commen-cement du dix-neuvième, quand le trône de France venaitde s’écrouler avec éclat, et quand sur ses débris venait des’élever un jeune capitaine, simple, sévère, infatigable, pleinde génie ! Combien de temps la monarchie espagnole pouvait-elle résister au dangereux effet de ce contraste?

La maison d’Espagne, au milieu de ces désordres, étaitsaisie parfois de pressentiments confus, et se prenait souventà craindre une révolution. L’antique attachement des Espa-gnols pour la royauté et pour la religion, la rassurait sans