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LIVRE VI.

Août 1800. évoque de Corinthe, chargé de traiter avec le gouvernementfrançais des affaires du gouvernement romain.

Suite de la ne- Pendant ces négociations, si activement et si habilement

gociation entre- ^

|,r saint v junln' e dirigées avec toutes les puissances, M. de Saint-Julien, signa-taire et porteur des préliminaires de paix, s’était dirigé surVienne, en compagnie de Duroc. Sentant bien l’imprudencede sa conduite, il n’avait pas dissimulé à M. de Talleyrand,qu’il n’était pas sûr de pouvoir conduire Duroc jusqu’à Vienne.L’illusion du ministre ne lui avait pas permis de croire à celtedifficulté, et il avait été convenu que M. de Saint-Julien etDuroc passeraient par le quartier-général de M. de Kray,établi près de l’Inn, à Alt-OEttingen, pour obtenir de ce gé-néral des passe-ports qui permissent à Duroc de pénétrer enAutriche. Ils arrivèrent au quartier-général le 4 août 1800nuroc arrêté (16 thermidor an vin); mais Duroc fut retenu, et ne put fran-avant-postes c hir la limite tracée par l’armistice. C’était un premier signepeu favorable de l’accueil destiné aux préliminaires. M. deSaint-Julien se rendit alors tout seul à Vienne, disant à Durocqu’il allait demander des passe-ports pour lui, et les expédierau quartier - général, s’il les obtenait. M. de Saint-Julien setransporta donc auprès de l’empereur, et lui remit les articlesqu’il avait signés à Paris, sauf la ratification, et sauf le secret.L’empereur fut très-surpris et très-mécontent de la singulièrelatitude que M. de Saint-Julien avait donnée à ses instruc-tions. Ce n’étaient pas précisément les conditions contenuesdans les articles préliminaires qui lui déplaisaient, c’était lacrainte d’être compromis auprès de l’Angleterre, qui venaitde l’aider de son argent, et qui était fort soupçonneuse. Hvoulait bien aller jusqu’à connaître les intentions du PremierConsul, en faisant connaître une partie des siennes, mais iln’aurait voulu à aucun prix signer un acte quelconque, carcela supposait une négociation ouverte sans la participationdu cabinet britannique. Aussi, malgré le danger de provo-quer un orage du côté de la France, le cabinet impérial prit