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[Vol. 1.]
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le parti de désavouer M. de Saint-Julien. Cet officier fut publi- Août isoo.quenient très - maltraité, et envoyé en quelque sorte en exil, m. de sai»t-dans l’une des provinces reculées de l’empire. Les prélimi- voué, «t les pté-naires furent considérés comme non avenus, ayant été signés, co " 0 n,' i „ l ;^ esquoique provisoirement, par un agent sans caractère et sans non avcnus -pouvoir. Duroc ne reçut point de passe-ports, et après avoirattendu jusqu’au 13 août (25 thermidor), il dut reprendre laroule de Paris.

Tout cela, indépendamment des délais apportés à la con-clusion de la paix, était assez désagréable à dire au PremierConsul, et l’Autriche avait à craindre l’effet d’une semblablecommunication sur son caractère irritable. 11 était bien pos-sible qu’il quittât Paris sur - le - champ, se mit à la tête desarmées de la République, et marchât sur Vienne. La cour orne

A 1 de l’Autriche

d’Autriche résolut donc, tout en désavouant les préliminaires, d'ouvrir

1 un congres.

de ne pas faire de ce désaveu une rupture, et de proposerau gouvernement français l’ouverture immédiate d’un congrès.

Lord Minto, représentant du cabinet britannique auprès del’empereur, consentait à laisser négocier l’Autriche, mais àcondition que l’Angleterre fut comprise dans la négociation.

On s’entendit avec lui pour proposer des conférences diplo-matiques, auxquelles l’Angleterre et l’Autriche prendraientégalement part. En conséquence, M. de Thugut écrivit à M.de Talleyrand, à la date du 11 août (23 thermidor), que, touten désavouant la conduite imprudente de M. de Saint - Julien,l’empereur n’en désirait pas moins vivement la paix; qu’ilproposait donc l’ouverture immédiate d’un congrès, en Francemême, à Schélestadt ou Lunéville, comme on voudrait; quela Grande-Bretagne était prête à y envoyer un plénipoten-tiaire, et que, si le Premier Consul s’y prêtait, la paixgénérale pouvait être bientôt rendue au monde. Tout celaétait accompagné des expressions les plus propres à calmerle caractère impétueux de l’homme qui gouvernait alors laFrance.