ARMISTICE.
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duquel l’Angleterre ne voulait pas transiger. 11 n’y avait donc sept. îsoo.nas moyen de s’entendre. La négociation fut abandonnée, sur impossibilité do
1 ** ° s’entendre avec
le refus qu’on lit à Londres d’admettre le dernier projet d’ar- l
mistice naval. des pourparlers.
Avant de rompre définitivement ces pourparlers, le Pre-mier Consul, à titre de bon procédé, laissa une dernière pro-position à l’Angleterre. Il lui offrait, en renonçant à tout ar-mistice, de traiter cependant avec elle, mais dans une négo-ciation séparée de celle qui allait s’engager avec l’Autriche.
On était en septembre 1800 ; plusieurs mois s’étaient écoulésen vaines négociations, depuis les victoires de Marengo etd’IIochstedt, et le Premier Consul ne voulait pas perdre plusde temps sans agir.
L’Autriche menacée avait répondu qu’elle ne pouvait pas Le Premier con-
sul veut repren-
forcer l’Angleterre à signer un armistice maritime; quelle are les hostilité»
. avec l’Autriche.
offrait, quant à elle, de négocier sur-le-champ; qu’elle avaitnommé M. de Lherbach pour se rendre à Lunéville ; qu’il allaits’y rendre immédiatement; que M. Thomas Grenville attendaitde son côté des passe - ports ; qu’on pouvait donc négociersans delai; mais qu’il n’était pas nécessaire de reprendre leshostilités pendant les négociations, et de verser encore destorrents de sang humain. Le Premier Consul, qui apercevaitbien l’intention secrète de tirer en longueur, et de gagnerl’hiver, n’en persistait pas moins à dénoncer les hostilités, etavait donné des ordres en conséquence. 11 avait parfaitementemployé les deux mois écoulés, et mis la dernière main àl’organisation des armées. Voici quelles étaient, à cet égard,ses nouvelles dispositions.
Moreau, comme nous l’avons dit, avait été obligé de ren- Soins donnes
. , . . aux années pen-
voyer le general Sainte-Suzanne sur le Rhin avec quelques font la durée dedétachements, pour réunir les garnisons de Mayence et deStrasbourg, et tenir tête aux partisans levés par le barond’Albini, dans le centre de l’Allemagne. C’était là un affaiblis-sement pour l’armée de Moreau, et en môme temps un moyen