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LIVRE VI.
Sept. 1800.
Armistice«le Hobenlinden,qui prolonge de45 jours lu sus-pension d’armes,moyennant la re-mise de Philips-bourg, IJIm etIngolstadt.
Chagrinde l’empereur.Exaspérationde l’opinionpubliqueà Vienne.
que l’armée n’était point encore assez rétablie, sous le rapportmatériel et moral, pour recommencer immédiatement leshostilités. M. de Lherbach fut donc chargé de s»! rendre auquartier-général de Moreau, pour savoir si on pourrait arra-cher encore quelques jours d’armistice au gouvernement fran-çais. M. de Lherbach apprit de Moreau les conditions que h 1Premier Consul mettait à une nouvelle suspension d’armes.Il consentit avec regret à ces conditions, et, le 20 septembre(3 e jour complémentaire de l’an vm), il conclut avec le généralLahorie, dans le village de Hobenlinden, destiné à devenirbientôt célèbre, une nouvelle prolongation d’armistice. Lesplaces de Philipsbourg, Ulm, Ingolstadt, durent être remisesà l’armée française, pour en disposer comme elle le voudrait.En retour, l’armistice était prolongé de quarante-cinq jours, àcompter du 21 septembre, y compris quinze jours d’avertisse-ment pour la reprise des hostilités, si plus tard elles devaientrecommencer encore.
L’empereur rentra dans Vienne, peut satisfait de l’apparitionqu’on lui avait fait faire à l’armée, car cette apparition n’avaiteu d’autre résultat que d’abandonner aux Français les plusfortes places de l’empire. Ce prince était dévoré de chagrin.Son peuple partageait ses sentiments, et accusait M. de Thugutde s’être entièrement livré à l’Angleterre. La reine Carolinede Naples venait d’accourir, avec l’amiral Nelson et ladyIlamilton, pour soutenir à Vienne le parti de la guerre ; maisla clameur publique était grande. On reprochait à M. deThugut des fautes graves, telles que le refus, au commence-ment de l’hiver, d’écouter les propositions pacifiques du Pre-mier Consul, la mauvaise direction des opérations militaires,l’obstination à ne pas admettre l’existence de l’armée de ré-serve, même quand elle passait le Saint-Bernard, la concen-tration des principales forces de l’empire en Ligurie, dans ledessein de complaire aux Anglais qui se flattaient d’occuperToulon, l’engagement enfin pris avec le gouvernement britan-