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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

III

De son côté, l’empereur d’Allemagne, mettant le temps à Se i )L im -profit, avait employé avec la plus grande activité les subsides d ? t

fournis par l’Angleterre. Il pressait les nouvelles levées or- des préparatif»,données en Bohême, Moravie, Hongrie, Styrie et Carinthie. Leministre anglais, Wickam, avait établi une espèce de comptoiren plusieurs villes d’Allemagne, afin d’acheter des soldats, quiallaient se battre pour la coalition. Au moyen d’un nouveausubside, les corps bavarois et wurtembergeois venaient d’êtreconsidérablement augmentés. Indépendamment des fondsdonnés à l’Autriche, des recruteurs anglais avaient pris à lasolde directe de leur gouvernement deux régiments, composésde bateliers levés sur les fleuves de l’Allemagne, et destinésà en faciliter le passage. Dix mille paysans exécutaientmoyennant un salaire, et sous la direction des ingénieursautrichiens, des retranchements formidables sur toute la lignede l’Inn, depuis le Tyrol jusqu’à la réunion de ce cours d’eauavec le Danube. Tout était en mouvement depuis Viennejusqu’à Munich. L’état-major de l’armée autrichienne avaitété changé en entier. M. de Kray, malgré son expérience, savigueur sur le champ de bataille, avait partagé la disgrâce deM. de Mêlas. L’archiduc Ferdinand lui-même, qui servait sousses ordres, avait été écarté. L’archiduc Jean, jeune prince fortinstruit, fort brave, mais sans expérience de la guerre, la têtepleine de théories, l’imagination frappée des manœuvres dugénéral Bonaparte, et voulant à tout prix les imiter, avait étéappelé au commandement suprême des armées impériales.

C’était une de ces nouveautés qu’on essaye volontiers dans

les moments désespérés. L'empereur s’était rendu de sa L’empereur

v ,, , , t . d’Allemagne se

personne a 1 armée pour la passer en revue, et la ranimer par rend a« quartier-

général de son .

sa présence. armée pourjuger

de l’état

Il y passa plusieurs jours, accompagné de M. de Lherbach, des cho,es -le négociateur chargé de se rendre à Lunéville, et du jeunearchiduc Jean. Après avoir tout vu, tout examiné en com-pagnie de ses conseillers, il reconnut que rien n’était prêt,