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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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sur-le-champ des ingénieurs, y alla lui-même, et ordonna des Sept. isuo.plans définitifs, pour signaler, par des ouvrages de haute uti-lité publique, les premiers moments de la paix prochainementattendue.

Ce n’était nas seulement leur dégradation qui rendait les Brigandage

1 o i sur j es g ram i e s

routes impraticables, c’était aussi le brigandage qui les in-

festait, dans un grand nombre de provinces. Les Chouans, P ouc ie réprimer.

les Vendéens, restés sans emploi depuis la fin de la guerre

civile, et ayant contracté des goûts que la paix ne 'pouvait

satisfaire, ravageaient les grandes routes de la Bretagne, de

la Normandie, et des environs de Paris. Les réfractaires qui

avaient voulu échapper à la conscription, quelques soldats de

l’armée de Ligurie, que la misère avait poussés à déserter,

commettaient les mômes brigandages sur les routes du centre

et du Midi. Georges Cadoudal, revenu d’Angleterre avec

beaucoup d’argent, et caché aujourd’hui dans le Morbihan,

dirigeait secrètement cette nouvelle chouannerie. Il fallait

pour réprimer ce désordre des colonnes mobiles nombreuses,

et des commissions militaires à leur suite. Le Premier Consul

avait déjà formé quelques-unes de ces colonnes, mais les

troupes lui manquaient. Tandis que le Directoire avait gardé

trop de troupes au dedans, lui en avait gardé trop peu. Mais

il disait avec raison que lorsqu’il aurait battu les ennemis du

dehors, il viendrait bientôt à bout de ceux du dedans. —

Patience, répondait-il aux gens qui lui parlaient avec effroide ce genre de désordre, donnez-moi un mois ou deux, j’auraialors conquis la paix, et je ferai une prompte et complètejustice de ces coureurs de grandes routes. — La paix étaitdonc alors en toutes choses la condition indispensable dubien. En attendant néanmoins, il s’appliquait à remédier auxdésordres les plus urgents.

Nous avons dit précédemment qu’il avait consenti à sub- j“ n tou U tS

stituer au serment autrefois exigé des prêtres, une simplepromesse d’obéissance aux lois, qui ne pouvait gêner leur

les classesde prêtres,pour l’exercicedu culte.