ARMISTICE.
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chacun serait libre de chômer quand il lui plairait, d’adopter Octob. îeou.comme joui' de repos le jour qui serait le plus conforme à sesgoûts ou à ses opinions religieuses, et que les administrations,astreintes à suivre le calendrier légal, seraient seules obligéesde choisir le décadi pour la suspension de leurs travaux.
(l’était assurer le triomphe du dimanche.
Le Premier Consul avait raison de seconder le retour à unehabitude ancienne et générale, raison surtout s’il voulait réta-blir la religion catholique, comme il le voulait en effet, et avaitraison de le vouloir.
Les émigrés attirèrent de nouveau son attention. Nous Empressement
des émigres a
avons déjà parlé de leur empressement à rentrer dès les pre- rentrer.—Nou-
1 1 1 velies mesures
miers jours du Consulat : cet empressement n’avait fait qu’au- “ tcur esard -gmenter, en voyant de quel repos jouissait la France, dansquelle sécurité vivaient tous ceux qui habitaient son sol. Maisquelque désir qu'on éprouvât de faire cesser la proscriptiondont ils étaient frappés, il ne fallait pas pour faire cesser undésordre, caria proscription en est un, en faire naître unautre, car une réaction précipitée est un désordre aussi, etdes plus graves. Ces émigrés rentrants trouvaient ou d’an-ciens prescripteurs qui avaient contribué à les persécuter, oudes acquéreurs qui avaient acquis leurs biens, pour du papier ;ils étaient pour les uns et pour les autres, ou des ennemisinquiétants, ou au moins des témoins importuns, et ils n’étaientpas assez sages pour ne point abuser de la clémence du gou-vernement il leur égard.
Ils profitaient avec ardeur de la loi, rendue quelques moisauparavant, laquelle prononçait la clôture de la liste des émi-grés. Ceux qui avaient été omis sur cette liste s’étaient hâtésde jouir de la disposition qui les concernait. Ne pouvant plusêtre inscrits que par l’autorité des tribunaux ordinaires, cequi constituait pour eux un faible danger, ils vivaient tran-quilles, et étaient presque tous rentrés. Ceux qui avaient étéportés sur la liste, et que la loi renvoyait devant les autorités
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