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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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une des merveilles de son génie imprévu; et, si la difficultéde croire qu’on livrât ainsi à d’autres une couronne qu’ontenait dans ses mains, arrêtait ceux qui avaient quelque clair-voyance, ils en prenaient leur parti. — Qu’il se fasse roi,disaient-ils, mais qu’il nous sauve, car la monarchie peut seulenous sauver. — Un grand homme, à défaut d’un prince légi-time, leur semblait acceptable ; mais à tout prix il leur fallaitun roi.

Ainsi, en assurant aux patriotes de quatre-vingt-neuf l’éga-lité civile ; aux acquéreurs de biens nationaux, aux patriotesles plus prononcés, l’exclusion des Bourbons; aux royalistesmodérés, la sécurité, le rétablissement de la religion; à tousl’ordre, la justice, la grandeur nationale, il avait conquis lamasse honnête et désintéressée de tous les partis.

Restait ce qui reste toujours, la portion implacable de cespartis, celle que le temps ne parvient à changer qu’en l’em-portant dans la tombe. Ce sont ordinairement ou les plusconvaincus ou les plus coupables qui la composent, et ce sontles derniers sur la brèche.

Les hommes qui pendant le cours de la Révolution s’étaientsouillés de sang, ou signalés par des excès impossibles àoublier; d’autres qui sans avoir rien à se reprocher, avaientété portés à la démagogie par la violence de leur caractère,ou la nature de leur esprit ; les furieux de la Montagne, lesrares survivants de la fameuse Commune, les anciens Jacobinset Cordeliers, étaient irrités, en proportion des succès dunouveau gouvernement. Ils appelaient le Premier Consul uutyran, qui voulait faire en France une contre-révolution com-plète, abolir la liberté, ramener les émigrés, les prêtres, peut-être même les Bourbons, pour se faire leur vil serviteur.D’autres, moins aveuglés par la colère, disaient qu’il songeaità se faire tyran à son profit, qu’il voulait étouffer la libertédans son propre intérêt. C’était un César, qui appelait lepoignard des Brutus. Ils parlaient de poignards, mais ne

Ocfob. 1800.

La portion vio •lente et impla-cable île chaqueparti.

Les patriotesexaltes.