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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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liaient alors la proscription, et qui, privé aujourd’hui du Octob. taoo.portefeuille de la guerre, redevenait à leurs yeux un grandcitoyen : ainsi de Lannes, qui aimait le Premier Consul, il estvrai, mais qui était républicain décidé, et qui tenait parfoisdes propos assez vifs sur le retour des prêtres et des émigrés :ainsi de M. Sieyès lui-même, de M. Sieyès, odieux d’abordaux républicains, pour avoir été le principal complice du 18brumaire, puis objet de leurs railleries pour les mécomptesdont le Premier Consul avait payé ses services, et enfin déjàpresque agréable à leurs yeux, parce que, peu satisfait de sanullité, il montrait ce qu’il avait montré à tous les pouvoirs,un visage froid et désapprobateur. Carnot, Lannes, Sieyès,devaient se joindre à Masséna, pour relever la République àla première occasion. Enfin, ce qui peindra la niaise cré-dulité des partis expirants, le ministre Fouché, qui était undes deux principaux conseillers du Premier Consul, et quin’avait rien à désirer, le ministre Fouché, parce qu’il connais-sait bien ces patriotes, les redoutait peu, et leur donnait par-fois des secours, sachant que c’étaient des langues à fairetaire plutôt que des bras à désarmer, le ministre Fouchédevait se joindre à Masséna, Carnot, Lannes, Sieyès, pourabattre le tyran, et sauver la liberté menacée.

La faction royaliste avait, comme la faction révolutionnaire, Les royalistes

exaltes.

ses sectaires implacables, raisonneurs aussi crédules, maisconspirateurs plus redoutables. C’étaient les grands seigneursde Versailles, rentrés ou prêts à rentrer; les intrigants, char-gés des tristes affaires des Bourbons, allant et venant de laFrance à l’étranger pour nouer des trames puériles, ou pourgagner quelque argent; enfin les hommes de main, soldatsdévoués de Georges, prêts à tous les crimes.

Les premiers, grands seigneurs habitués à discourir, s’en Propos

1 7 des émigrés

tenaient à des propos sur le Premier Consul, sur sa famille, rentres,sur son gouvernement. Ils vivaient à Paris, à peu près commeétrangers à la France, daignant regarder à peine ce qui s’v