ARMISTICE.
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au contraire, étranger aux maux de la Révolution, avait cou- octoh. isoo.vert d’une gloire immense des crimes qui n’étaient pas lessiens. 11 avait aboli la fête barbare instituée en l’honneur du ,
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régicijdç ; il mettait fin aux horreurs du fanatisme révolution- /£•' *■*■*■*&*naire; il honorait les sciences et les arts, rétablissait les écoles, '’*’*'*' *
ouvrait le temple des arts. 11 n’avait pas fait la guerre civile ;il avait conquis, non des cités, mais des royaumes. Quant àMonck, qu’avait de commun cet esprit incertain, ce transfugede tous les partis, ne sachant où il marchait, ayant fait échouerle vaisseau de la révolution à la monarchie, comme il auraitpu le faire échouer à la république, qu’avait de commun cetriste personnage, avec le général Bonaparte, cet esprit siferme, sachant si clairement ce qu’il voulait? ... Le titre deduc d’Albemarle avait pu contenter la vanité vulgaire du gé-néral Monck, « mais croit-on que le bâton de maréchal, ou que«l’épée de connétable, suffit à l’homme devant qui l’univers« s’est tu?... Ne sait-on pas qu’il est de certaines destinées« (jui appellent la première place ?... Et d’ailleurs, si Bona-« parte pouvait jamais imiter Monck, ne voit-on pas que la« France serait replongée dans les horreurs d’une nouvelle«révolution? Les tempêtes au lieu de se calmer renaîtraient« de toutes parts...»
Après avoir repoussé ces comparaisons, l’auteur ne trou-vait dans toute l’histoire, d’analogue au général Bonaparte,que César. Il lui reconnaissait la même grandeur militaire, lamême grandeur politique, mais il lui découvrait une dissem-blance. César, à la tête des démagogues romains, avaitopprimé le parti des honnêtes gens, et détruit la république;le général Bonaparte, au contraire, avait relevé en France leparti des honnêtes gens, et rabaissé celui des méchants.
Tout cela était vrai; l’œuvre entreprise jusqu’ici par legénéral Bonaparte, était bien plus morale que celle de César.
Après toutes ces comparaisons, il fallait conclure... Heu-reuse la République, s’écriait l’auteur, si Bonaparte était im-
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