LIVRE SEPTIÈME.
IIOHENLIN DEN.
Paix avec les États-Unis et les Régences Barbaresques. — Réunion du con-grès de Lunéville. — M. de Cobentzel se refuse à une négociation séparée,et veut au moins la présence d'un plénipotentiaire anglais, pour couvrir lanégociation réelle entre l’Autriche et la France. — Le Premier Consul, afinde bâter la conclusion, ordonne ta reprise des hostilités. — Plan de la cam-pagne d’hiver. — Moreau est chargé de franchir l’Inn, et de marcher surVienne. — Macdonald avec une seconde armée de réserve a ordre de passerdes Grisons dans le Tyrol. — Brune avec 80 mille hommes est destiné àforcer l’Adige et le Mincio. — Plan du jeune archiduc Jean, devenu généra-lissime des armées autrichiennes. — Son projet de tourner Moreau, manquépar des fautes d’exécution. — Il s’arrête en route, et veut assaillir Moreaudans la forêt de Ilohenlinden.— Belle manœuvre de Moreau, supérieure-ment exécutée par Richepanse. — Mémorable bataille de Ilohenlinden. —Grands résultats de cette bataille. — Passage del’Inn, delaSalza, delàTraun, de l’Ens. — Armistice de Steyer. — L’Autriche promet de signer lapaix immédiatement. — Opérations dans les Alpes et en Italie. — Passagedu Splngen par Macdonald, au milieu des horreurs de l’hiver. — Arrivée deMacdonald dans le Tyrol italien. — Dispositions de Brune pour passer leMincio sur deux points. — Vice de ces dispositions. — Le général Dupontessaie un premier passage à Pozzolo, et attire sur lui seul le gros de l’arméeautrichienne. — Le Mincio est forcé, après une effusion de sang inutile. —Passage du Mincio et de l’Adige. — Heureuse fuite du général Laudon aumoyen d’un mensonge. — Les Autrichiens battus demandent un armisticeen Italie. — Signature de cet armistice à Trévise. — Reprise des négocia-tions à Lunéville. — Le principe d’une paix séparée admis par M. de Co-bentzel. — Le Premier Consul veut faire payer à l’Autriche les frais decette seconde campagne, et lui impose des conditions pins dures que dansles préliminaires de M. de Saint-Julien. — Il pose pour ultimatum la limitedu Rhin en Allemagne, la limite de l’Adige en Italie. — Courageuse ré-sistance de M. de Cobentzel. — Cette résistance, quoique honorable, faitperdre à l’Autriche un temps précieux. — Pendant qu’on négocie à Luné-ville, l'empereur Paul, à qui le Premier Consul avait cédé l’île de Malte, laréclame des Anglais, qui la refusent. — Colère de Paul I e1 . — Il appelle àPétersbourg le roi de Suède, et renouvelle la ligne de 1780. — Déclarationdes neutres. — Rupture de toutes les cours du Nord avec la Grande-Bre-tagne. — Le Premier Consul en profite pour être plus exigeant envers l’Au-triche. — Il veut, outre la limite de l’Adige, l’expulsion de l’Italie de tousles princes de la maison d’Autriche. — Le grand-duc de Toscane doit avecle duc de Modène être transporté en Allemagne. — M. de Cobentzel finit parcéder, et signe avec Joseph Bonaparte, le 9 février 1801, le célèbre traitéde Lunéville. — La France obtient pour la seconde fois la ligne du Rhindans toute son étendue, et reste à peu près maîtresse de l’Italie. — L’Au-triche est rejetée au delà de l’Adige. — La République cisalpine doit com-prendre le Milanais, le Mantouan, le duché de Modène et les légations. —