HOHENLINDEN.
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le 29 octobre. On lui accorda sur-le-champ une nouvelle pro- noy. îæo.lonuation d’armistice de vingt jours. Le Premier Consul l’en- m. de cobenuei
n ^ pour quelques
tretint ensuite de la paix, et des conditions auxquelles on i (lL|| ' s “ l ’ aris -pourrait la conclure. M. de Cobcntzel n’était pas fort rassu-rant sur la question d’une négociation séparée, et, quant auxconditions, il apportait des prétentions tout à fait déplacées.
L’Autriche avait sur l’Italie des vues impossibles à satisfaire,et elle voulait, si on ne lui accordait qu’en Allemagne les in-demnités promises en Italie par le traité de Campo-Formio,elle voulait, ou en Bavière, ou dans le Palatinat, ou en Souabe,des concessions de territoire exorbitantes. Le Premier Con-sul se permit quelques mouvements de vivacité. Cela luiétait arrivé déjà dans les négociations de Campo-Formio, avecce môme M. de Cobcntzel ; mais, l’àge et la puissance venant,il se contenait encore moins qu’autrefois. M. de Cobentzel seplaignit amèrement, disant n’avoir jamais été traité de la sorte,ni par Catherine, ni par Frédéric, ni par l’empereur Paul lui-même. Il demanda donc à retourner à Lunéville, et on le Retour
do
laissa repartir, imaginant qu’il valait mieux négocier pied àpied avec lui, par l’intermédiaire de Joseph. Ce dernier, doux,calme, et assez intelligent, était plus propre que son frère àce travail de patience.
M. de Cobentzel et Joseph Bonaparte, réunis à Lunéville, Échange de pou
voirs entre Jo-
échangèrent leurs pleins pouvoirs le 9 novembre (18 brumaire). se P h BonaparteJoseph avait ordre de lui adresser les trois questions suivan- M.deCobentisci.tes : 1 ° avait-il l’autorisation de traiter ? 2° avait-il celle detraiter séparément de l’Angleterre? 3° traiterait-il pour l’em-pereur , au nom seul de la maison d’Autriche, ou au nom del’empire germanique tout entier?
Les pouvoirs échangés et reconnus valables, ce qu’on exa- ad rès échangé
des pouvoirs
mina d’une manière très-minutieuse, à cause de la mésaven- m- ,le cobentzel
' refuse de traiter
ture de M. de Saint-Julien, on s’expliqua sur la limite de ces rAu ^ a J^ m .pouvoirs. M. de Cobcntzel n’hésita pas à déclarer qu’il nepouvait pas traiter, sans la présence au congrès d’un pléni-