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pagne d’hiver, l’une des plus célèbres et des plus décisivesde nos annales.
Le Premier Consul avait disposé cinq armées sur le vastethéâtre de cette guerre. Son projet était de les diriger deParis, sans se mettre de sa personne à leur télé. Toutefoisil n’avait pas renoncé à se rendre en Allemagne ou en Italie,et à prendre le commandement direct de l’une d’elles, si unrevers imprévu, ou toute autre cause, rendait sa présencenécessaire. Ses équipages étaient à Dijon, tout prêts à s’ache-miner sur le point où il serait obligé de se transporter.
Ces cinq armées étaient celles d’Àugereau sur le Mein, deMoreau sur l’Inn, de Macdonald dans les Grisons, de Brunesur leMincio, de Murat en marche vers l’Italie, avec les grena-diers d’Amiens. Augereau avait sous ses ordres 8 mille Hol-landais, 12 mille Français, en tout 20 mille hommes; Mo-reau , 130 mille, dont 110 mille à l’armée active. L’armée decelui-ci avait été portée à cette force considérable , par le re-crutement, par la rentrée des malades et des blessés, par laréunion du corps de Sainte-Suzanne. La remise de Philips-bourg, d’Ulm, d’Ingolstadt avait en outre permis à Moreau deconcentrer toutes ses troupes entre l’Isar et l’Inn. Macdonaldpouvait disposer de 15 mille hommes dans les Grisons. Bruneen Italie était à la tête de 125 mille soldats, dont 80 mille sur leMincio, 12 mille en Lombardie, Piémont et Ligurie, 8 mille enToscane, 25 mille aux hôpitaux. Le corps de Murat présentaitune force de 10 mille grenadiers. Cela faisait un total de 300mille combattants. Si on ajoute à ce nombre 40 mille hommes enÉgypte et aux colonies, 60 mille dans l’intérieur et sur les côtes,on verra que laRépublique, depuis l’administration duPremierConsul, comptait à peu près 400 mille soldats sous les armes.Les 300 mille placés sur le théâtre de la guerre, dont 250mille valides et capables d’agir immédiatement, étaient pour-vus de tout, grâce aux ressources réunies du trésor, et descontributions sur les pays conquis. La cavalerie était bien
Nov. 1800.
Plan de la cam-pagne d’hiver.