II OHE N LINDEN.
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Le titre que portait son armée, les doutes répandus sur sa Nov. isou.force, devaient faire craindre encore quelque coup extraordi-naire, et elle était là pour profiter du prestige produit par lepassage du Saint-Bernard. On n’avait pas assez cru à la pre-mière armée de réserve, on allait trop croire à la seconde.
Dès lors Moreau et Brune, n’ayant plus d’inquiétude du côtédes Alpes, pouvaient sans craindre pour leurs flancs, se por-ter en avant, avec la totalité de leurs forces.
La petite armée d’Àugereau était destiuée à surveiller leslevées en masse de la Franconie et de la Souabe, soutenuespar le corps autrichien de Simbschen. Elle couvrait ainsi lagauche et les derrières de Moreau. Enfin Murat, avec 10 millegrenadiers et une forte artillerie, devait jouer à l’égard deBrune, le rôle qu’Augereau allait jouer à l’égard de Moreau.
11 devait couvrir la droite et les derrières de Brune contre lesinsurgés de l’Italie centrale, contre les Napolitains, les An-glais etc.
Ces précautions de prudence étaient celles qu’il convientde prendre, quand on reste dans les conditions de la guerreordinaire. Or le Premier Consul y était nécessairement en-fermé , quand il avait pour exécuteurs de ses plans, deuxgénéraux comme Brune et Moreau. Moreau, le meilleur desdeux et l’un des meilleurs de l’Europe, n’était cependant pashomme à faire ce que le Premier Consul, devenu empereur,fit lui-méme en 1805, lorsque, réunissant une force considé-rable sur le Danube, et laissant une force moindre en Italie,il marcha d’une manière foudroyante sur Vienne, ne s’inqui-étant ni pour ses flancs ni pour scs derrières, et plaçant sasûreté dans la vigueur écrasante des coups qu’il portait à l’en-nemi principal. Mais Moreau, mais Brune, n’étaient pas hom-mes à se comporter ainsi. Il fallait donc, en les dirigeant, seplacer dans les conditions de la guerre méthodique; il fallaitgarder leurs flancs et leurs derrières, les mettre en sécuritésur ce qui pouvait se passer autour d’eux, car ni l’un ni l’autre
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