IIOHENLINDEN.
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hauteurs d’Ampfing, parcourait jusqu’à Mattenbœtt des coteaux »e'c. ta»,alternativement boisés ou découverts, puis de Mattenbœtt àHolienlinden, s’enfoncait dans un bois épais, et formait là unlong défdé, bordé de hauts sapins. A Holienlinden même laforêt s’éclaircissait tout à coup. Une petite plaine déboisée,et semée de quelques hameaux, s’étendait à droite et à gauchede la route ; au milieu se trouvaient le village de Holienlinden,et le relais de poste. C’est là que devait aboutir l’armée au-trichienne, tant la colonne principale, cheminant dans ledéfilé de la forêt, que les détachements remontant la rivièrede l’Isen, pour déboucher par diverses issues sur la gauchede notre position.
Moreau déploya dans cette petite plaine de Holienlinden,son aile gauche sous Grenier, plus la division Grandjean, déjàdétachée du centre, enfin toutes les réserves d’artillerie et decavalerie.
A droite de la route et du village de Ilohenlinden, il plaçala division Grandjean, commandée ce jour-là par le généralGrouchy; à gauche, la division Ney; plus à gauche encore, àla lisière des bois, et à la tête des chemins par lesquelsdevaient arriver les colonnes autrichiennes remontant la valléede l’Isen, les divisions Legrand et Bastoul, l’une et l’autrerangées en avant des villages de Preisendorf et de Ilarthofen.
Les réserves de cavalerie et d’artillerie étaient en amère deces quatre divisions d’infanterie, déployées au milieu de laplaine. Le centre, réduit aux deux divisions Richepanse etDecaen, se trouvait à quelques lieues de là, sur la route dedroite, aux environs d’Ebersberg. Moreau fit parvenir à cesdeux divisions l’ordre, un peu vaguement rédigé, mais positif,de se jeter de la route de droite sur la route de gauche, d’ar-river aux environs de Mattenbœtt, et d’y surprendre l’arméeautrichienne, engouffrée dans la forêt. Cet ordre n’était niprécis, ni clair, ni détaillé, comme doivent l’être des ordresbien conçus et bien donnés, comme l’étaient ceux du général