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Grandjean. Cette seconde attaque est repoussée comme la Dec. îsoo.première. Dans ce moment, on commençait a voir, du côtéde Kronaker, les troupes autrichiennes de Baillet-Latour, quise montraient à notre gauche, à la lisière des bois, prêtes àdéboucher dans la plaine de Ilohenlinden. La neige, qui avaitcessé de tomber pour quelques instants, permettait de lesdiscerner facilement. Mais elles n’étaient pas encore en me-sure d’agir; et du reste les divisions Bastoul et Legrand s’ap-prêtaient à les recevoir. Tout à coup, on aperçoit une sorted’agitation, de flottement, dans les troupes autrichiennes ducentre, qui n’avaient pu sortir encore du défilé de la forêt.
Quelque chose d’extraordinaire semble se passer sur leursderrières. Moreau, avec une sagacité qui fait honneur à soncoup d’œil militaire, remarque cette circonstance, et dit àNey: C’est le moment de charger; Richepanse et Decaendoivent être sur les derrières des Autrichiens. — Sur-le-champ il ordonne aux divisions Ney et Grandjean, qui étaientà droite et à gauche de Ilohenlinden, de se former en colonnesd’attaque, de charger les Autrichiens placés à la lisière de laforêt, et de les refouler dans ce long défilé, dans lequel ilsétaient demeurés enfermés jusqu’ici. Ney les aborde de front,
Grouchy avec la division Grandjean les prend par le flanc, ettous deux les poussent vivement dans cette gorge, où ilss’accumulent pêle-mêle, avec leur artillerie et leur cavalerie.
En cet instant même, à l’autre bout du défilé, à Mattenbœtt, Mouvement
. de Richepanse
se passaient les événements que Moreau avait prévus et pré- contre l annee
autrichienne,
parés. Richepanse et Decaen, obéissant aux ordres qu’ils dail e "f® S f* r#tavaient reçus de lui, s’étaient rabattus de la route d’Ebersberg d Kbcrsbcr ï-sur celle de Ilohenlinden. Richepanse, le plus rapproché deMattenbœtt, était parti sans attendre Decaen, et s’était enfoncéaudacieusement dans cette contrée de bois, de ravins, quiséparait les deux routes, marchant pendant qu’on se battaità Ilohenlinden, et faisant des efforts inouïs pour traîner aveclui, dans ces terres inondées, six pièces de petit calibre. Il