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LIVRE VII.
Dec. 1800. seule aux prises avec le corps de Riesch. Mais toutes sesprévisions s’étaient vérifiées, dans cette heureuse journée.Le général Decaen était arrivé à temps, avait dégagé la bri-gade Drouet, et repoussé le corps de Riesch, après lui avoirfait un grand nombre de prisonniers.
On était déjà parvenu à la moitié du jour. Le centre del’armée autrichienne, enveloppé, avait succombé tout entier.La gauche, sous le général Riesch, arrivée trop tard pourarrêter Richepanse, atteinte et rejetée sur l’Inn par Decaen,était en pleine retraite, après avoir essuyé des pertes consi-dérables. Avec de tels résultats au centre et à la gauche desAutrichiens, l’issue de la journée ne pouvait plus être dou-teuse.
combat à i'ex- Pendant ces événements, les divisions Bastoul et Legrand,
trêine gauche,
entre les divi- placées à la gauche de l’éclaircie de Ilohenlinden, avaient eu
sions Bastoul '
ils" corps’de* sur ^ es bras l’infanterie des généraux Baillet-Latour et Kien-
et al KÎeiim a iiycr r . ma y er - bes divisions avaient fort à faire, car elles étaientinférieures de moitié à l’ennemi ; elles avaient de plus le dés-avantage du lieu, car la tête des ravins boisés, par lesquelsles Autrichiens débouchaient dans la petite plaine de Ilohen-linden, dominait un peu cette plaine découverte, et permet-tait d’y faire un feu plongeant. Mais les généraux Bastoul etLegrand, sous les ordres du général Grenier, se soutenaientvigoureusement, secondés par le courage de leurs bravessoldats. Heureusement d’ailleurs, la réserve de cavalerie ded’IIautpoul était là pour les appuyer, ainsi que la secondebrigade de Ney, celui-ci n’étant entré dans le défilé qu’avecune seule. .
Les deux divisions françaises, d’abord accablées par lenombre, avaient perdu un peu de terrain. Abandonnant lalisière des bois, elles s’étaient repliées dans la plaine, maisavec un aplomb rare, et en montrant à l’ennemi une héroïquefermeté. Deux demi-brigades de la division Legrand, la 51 eet la 42 e , ramenées sur Harthofen, avaient à combattre l’infan-