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LIVRE VII.
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Dec. 1800. étroit et tournant pendant une montée do plusieurs lieues,présentait les plus grands dangers, surtout dans cette saison,où de fréquentes tourmentes encombraient la route de mon-ceaux énormes de neige et de glace. On avait placé l’artillerieet les munitions sur des traîneaux, et chargé les soldats debiscuits et de cartouches. La première colonne, composée decavalerie et d’artillerie, aborda le passage par un beau temps;mais elle fut tout à coup assaillie par une tempête affreuse.Une avalanche emporta la moitié d’un escadron de dragons,et remplit les soldats de terreur. Cependant on ne perdit pascourage. Après trois jours, la tourmente ayant cessé, onessaya de nouveau de franchir cette redoutable montagne.La neige l’avait encombrée. On se faisait précéder par desbœufs, qui foulaient cette neige en y enfonçant jusqu’au poi-trail; puis des travailleurs la battaient fortement; l’infanterie,en y passant, achevait de la rendre solide; enfin des sapeursélargissaient les passages trop étroits, en taillant la glace àcoups de hache. C’est après tous ces travaux, que la routedevenait praticable à la cavalerie et à l’artillerie. Les pre-miers jours de décembre furent ainsi employés à faire passerles trois premières colonnes. Les soldats endurèrent ces hor-ribles souffrances avec une patience admirable, se nourris-sant de biscuit et d’un peu d’eau - de - vie. La quatrième etdernière colonne allait enfin atteindre le sommet du col, lors-qu’une nouvelle tourmente le ferma encore une fois, dispersaen entier la 104 e demi-brigade, et ensevelit une centained’hommes. Le général Macdonald était là. Il rallia ses sol-dats, les soutint contre le péril et la souffrance, fit rouvriravec des efforts inouïs le chemin barré par des blocs de neigeglacée, et déboucha enfin avec tout le reste de son corps dansla Valteline.
Cette tentative, vraiment extraordinaire, avait transportéau delà de la grande chaîne, et aux portes même du Tyrolitalien, la majeure partie de l’armée des Grisons. Le général