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[Vol. 1.]
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sition trop dénuée de soutien, depuis que Moreau se trouvait d*. isoo.aux portes de Vienne.

Pendant ces événements en Allemagne, les hostilités conli- passage

ilu Splugen

nuaient dans les Alpes et en Italie. Le Premier Consul, voyant par Macdonata.dès le début de la campagne, que Moreau pouvait se passerdu secours de l’armée des Grisons, avait ordonné à Macdonaldde franchir le Splugen, de se jeter par-dessus la grandechaîne des Alpes, dans la Yalteline, de la Valteline dans leTyrol italien, de se porter ensuite sur Trente, de déborderainsi la ligne du Mincio, pour faire tomber par celte manœuvretoute la résistance des Autrichiens dans les plaines d’Italie.

Aucune objection, tirée de la hauteur du Splugen, ou de larigueur de la saison, n’avait pu ébranler le Premier Consul.

Il avait constamment répondu que, partout où deux hommespouvaient poser le pied, une armée avait le moyen de passer,et que les Alpes étaient plus faciles à franchir pendant la geléeque pendant la fonte des neiges, époque à laquelle il avaitlui-méme traversé le Saint-Bernard. C’était le raisonnementd’un esprit absolu, qui veut à tout prix atteindre son but.L’événement prouva que, dans les montagnes, l’hiver pré-sentait des dangers au moins égaux à ceux du printemps, etque de plus il condamnait les hommes à d’horribles souf-frances.

Le général Macdonald se mit en mesure d’obéir, et le fitavec toute l’énergie de son caractère. (Voir la carte n° 1.)

Après avoir laissé la division Morlot dans les Grisons, pourgarder les débouchés qui communiquent des Grisons dansl’Engadine (vallée supérieure de l’Inn), il s’approcha du Splu-gen. Depuis quelque temps, la division Baraguay-d’Hilliersétait dans la Hautc-Valteline, menaçant l’Engadine du côté del’Italie, tandis que Morlot la menaçait du côté des Grisons.

Avec le gros de son armée, 12 mille hommes environ, Mac-donald commença son mouvement, et gravit les premièrespentes du Splugen. Le passage de cette haute montagne,