HOHENLINDEN.
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dû être contremandé; mais Brune, ayant toujours considéré isoo.la tentative vers Pozzolo comme une simple diversion, pensacjue la diversion produirait bien plus sûrement son effet, sielle précédait de 24 heures l’opération principale.
Dupont, qui commandait à Pozzolo, était un officier plein combat de Du-
. pont pour passer
d’ardeur; il s’avança, le 25 au matin, sur le bord du Mmcio, à vozzo\o.couronna d’artillerie les hauteurs de Molino-délia-Volta, quidominaient la rive opposée, jeta un pont en très-peu de temps,et, favorisé par un brouillard épais, réussit à porter sur larive droite la division Wattrin. Pendant ce temps, Brune de-meurait immobile avec la gauche et les réserves à Mozzem-bano ; le général Suchet, placé entre deux avec le centre, mas-quait le pont autrichien de Borghetto. Le général Dupont setrouvait donc avec un seul corps sur la rive gauche, en pré-sence de toute l’armée autrichienne. Le résultat était facile àprévoir. Le comte de Bellegarde, allant au plus pressé, dirigeasur Pozzolo la masse de ses forces. Le général Dupont fitavertir son voisin Suchet, et le général en chef du succès dupassage, et du danger auquel ce succès l’exposait. Le généralSuchet, en brave et loyal compagnon d’armes, courut au se-cours de la division Dupont; mais, quittant Borghetto, il fitdemander à Brune de pourvoir à la garde de ce débouché,qu’il laissait découvert par son mouvement vers Pozzolo.
Brune, au lieu d’accourir avec toutes ses forces, sur le pointoù un accident heureux venait d’ouvrir à son armée le pas-sage du Mincio, Brune toujours occupé de son opération dulendemain sur Mozzembano, ne quitta pas sa position. Il ap-prouva le mouvement du général Suchet, en lui recommandanttoutefois de ne pas trop se compromettre au delà du fleuve,et se contenta d’envoyer la division Boudet pour masquer lepont de Borghetto.
Mais le général Dupont, impatient de profiter de son succès,s’était tout à fait engagé. Il avait passé le Mincio, enlevé
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