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L1VRK VII.

Janv. 1801. (10 nivôse). Le 1 e? janvier le général Delmas avec l’avant-gardetraversa heureusement le fleuve au-dessus de Vérone, à Bus-solengo. Le général Moncey avec la gauche dut le remonterjusqu’à Trente, tandis que le reste de l’armée le redescendaitpour envelopper Vérone.

Le comte de Bellegarde se trouvait en ce moment dans ungrave péril. Une partie des troupes du Tyrol sous le généralLaudon, s’étaient retirées devant Macdonald, et se repliaient 'sur Trente. Le général Moncey, avec son corps, y marchaitde son côté, en remontant l’Adige. Le général Laudon, prisentre les corps de Macdonald et de Moncey, devait succomber,à moins qu’il n’eût le temps de se sauver dans la vallée dela Brenta, qui, coulant au delà de l’Adige, vient, après beau-coup de contours, aboutir à Bassano. Brune, s’il passaitbrusquement l’Adige, et poussait vivement le comte de Belle-garde par delà Vérone, jusqu’à Bassano même, pouvait pré-venir sur ce dernier point le corps du Tyrol, et l’enlever toutentier, en lui fermant le débouché de la Brenta.

Un acte peu loyal du général Laudon, et la lenteur de Brune,excusée, il est vrai, par la saison, dégagèrent le corps duTyrol de tous ces périls.

te générai autri- Macdonald était en effet parvenu jusqu’à Trente, tandis

chien Laudon

sc sauve par un que le corps de Moncey s’y était rendu de son coté. Le

subterfuge. ^ r JJ

général Laudon, enfermé entre ces deux corps, eut recoursau mensonge. Il annonça au général Moncey qu’un armisticevenait d’étre signé en Allemagne, et que cet armistice étaitcommun à toutes les armées; ce qui était faux, car la conven-tion signée à Steyer par Moreau, ne s’appliquait qu’aux arméesopérant sur le Danube. Le général Moncey, par excès deloyauté, crut à la parole du général Laudon, et lui ouvrit lespassages qui conduisent dans la vallée de la Brenta. Celui-ciput ainsi rejoindre le comte de Bellegarde, dans les environsde Bassano.

Mais les désastres d’Allemagne étaient connus. L’armée