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autrichienne, battue en Italie, poussée par une masse de 90 Ja«v. îæi.mille hommes, depuis la réunion des troupes de Macdonald Armistice
1 de Trévise.
et de Brune, ne pouvait plus tenir. Un armistice fut proposéà Brune, qui se hâta de l’accepter, et le signa le 16 janvier,à Trévise. Brune, pressé d’en finir, se contenta d’exiger laligne de l’Àdige, avec les places de Ferrare, Peschiera, Porto-legnano. Il ne songea pas à se faire donner Mantoue. Sesinstructions cependant lui enjoignaient de ne s’arrêter qu’àl’Isonzo, et de conquérir Mantoue. Celte place était la seulequi en valût la peine, car toutes les autres devaient tombernaturellement. II importait surtout de l’occuper, pour êtrefondé à demander au congrès de Lunéville qu’elle fût laisséeà la Cisalpine.
Taudis que ces événements se passaient dans la Haute-Italie, les Napolitains pénétraient en Toscane. Le comte deDamas, qui commandait un corps de 16 mille hommes, dont8 mille Napolitains, s’était avancé jusqu’à Sienne. Le généralMiollis, obligé de garder tous les postes de la Toscane, n’avaitpas plus de 3,500 hommes disponibles, la plupart italiens. II courtes
operations
marcha néanmoins sur les Napolitains. Les braves soldats de en Toscane,la division Pino se jetèrent sur l’avant-garde du comte deDamas, la culbutèrent, entrèrent de vive force dans Sienne,et passèrent au fil de l’épée un bon nombre d’insurgés. Lecomte de Damas fut obligé de se replier. D’ailleurs Murat,s’avançant avec ses grenadiers, allait lui arracher la signatured’un troisième armistice.
La campagne était donc partout finie, et la paix assurée.
Sur tous les points la guerre nous avait réussi. L’armée deMoreau, flanquée par celle d’Augereau, avait pénétré jusqu’auxportes de Vienne; celle de Brune, secondée par celle deMacdonald, avait franchi le Mincio et l’Adige, et s’était portéejusqu’à Trévise. Bien qu’elle n’eût point entièrement rejetéles Autrichiens au-delà des Alpes, elle leur avait enlevé assezde territoire, pour fournir au négociateur français à Lunéville,
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