MACHINE INFERNALE.
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factieux, souhaitant la destruction du Premier Consul à toutprix, et s’en rapportant à l’opinion commune qui attribuait lecrime aux Terroristes, admiraient l’atroce énergie, le secretprofond, qu’il avait fallu pour commettre un tel attentat. Lesrévolutionnaires, au contraire, semblaient presque envier detels mérites pour leur parti, et il y avait parmi eux des fan-farons de crime, qui avaient la coupable folie d’étre presquefiers de l’événement exécrable qu’on leur imputait. 11 fautdes temps de guerre civile, pour rencontrer tant de légèretéet de perversité de langage, chez des hommes qui seraientincapables de commettre eux-mêmes les actes qu’ils osent ap-prouver.
Au surplus, tous ceux qui parlaient de cet événement étaientdans une complète erreur. Le ministre Fouché se doutait seuldes vrais coupables.
Tandis qu’il était occupé à les découvrir, tout le monde sedemandait comment on pourrait faire, pour prévenir désor-mais des tentatives du même genre. On était si habitué alorsaux mesures violentes, qu’on trouvait presque naturel des’emparer des hommes connus pour être d’anciens Terroristes,et de les traiter comme en quatre-vingt-treize ils avaienttraité leurs victimes. Les deux sections du Conseil d'État,que ce sujet concernait plus particulièrement, les sections delégislation et de l’intérieur, s’assemblèrent deux jours aprèsl’événement, le 26 décembre (S nivôse), pour rechercher, entreles projets divers qui se présentaient à l’esprit, celui qui étaitle plus admissible. Comme on discutait alors le projet de loisur les tribunaux spéciaux, on imagina d’y ajouter deux arti-cles. Le premier instituait une commission militaire, pourjuger les crimes commis contre les membres du gouverne-ment; le second attribuait au Premier Consul la faculté d’é-loigner de Paris, les hommes dont la présence dans la capi-tale serait jugée dangereuse, et de les punir de la déportation,s’ils essayaient de se soustraire à ce premier exil.
Dec. 1800.
Divers moyens«\e répressionimaginés contreles révolution-naires-