Band 
[Vol. 2.]
Seite
10
JPEG-Download
 

10

LIVRE X.

Avril læi. len resta le ministre influent, se mêlant de toutes les af-faires. Alexandre, après s’être concerté avec ses amis, tra-L'embarg» lové vaillait ensuite avec ses ministres ostensibles. Sous ces

sur le commerce

anglais. influences diverses, quelquefois contraires, on résolut detraiter avec l’Angleterre, et de commencer par lever l’em-bargo sur le commerce britannique, embargo qui, suivantAlexandre, était une mesure injuste. On décida qu’il fallaitfaire avec le lord Saint-IIélens un règlement maritime, qui sau-vât, sinon les droits des neutres, au moins les intérêts de laAlexandre navigation russe. Alexandre, rangeant au nombre des idéesà la gramie-mai- peu raisonnables de son père, la prétention d’etre çrand-

trise de l’ordre

de Malte. maître de l’ordre de Jérusalem, déclara qu’il ne voulait en êtreque le protecteur, en attendant que les diverses langues quicomposaient l’ordre se fussent rassemblées, et eussent nomméun nouveau grand-maître. Cette résolution faisait évanouirbien des difficultés, soit avec l’Angleterre, qui tenait beaucoupà Malte, soit avec la France, qui n’avait pas voulu s’engager àune guerre à outrance pour faire rendre cette île à l’ordre,soit enfin avec Rome et l’Espagne qui n’avaient jamais consentià reconnaître pour grand-maître de Saint-Jean-de-Jérusalemun prince schismatique.

Alexandre cesse Pour faire cesser un autre sujet de contestation, celui-ci‘l évaçuàtion avec la France, il fut décidé qu’on ne demanderait plus l’éva-deiEgjpte. cua tj on t i e l’Égypte; car, en réalité, on était plutôt intéresséà la voir dans les mains des Français que dans celles des An-glais. Quant à Naples et au Piémont, on était lié, se disait-on, par des traités solennels, et Alexandre, au début de sonrègne, prétendait donner une grande idée de sa loyauté. Ilfut arrêté qu’on réclamerait pour la cour de Naples, non plusla révocation du traité de Florence, mais la garantie de sesÉtats actuels, et l’évacuation, à la paix, du golfe de Tarcntc.Quant au Piémont, on résolut do demander pour la maisonde Savoie ou le Piémont même, ou, à défaut, une indemnitéproportionnée. Enfin Alexandre entendait régler, de concert